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Le Conseil général du Val d’Aran et la Généralité de Catalogne proposent la construction d’un tunnel de 5,2 km depuis le Parador de Vielha jusqu’au Pont-d’Arròs

Source : Reunión del Consejo de alcaldes de la Val d’Aran

PROPOSITION DE TRADUCTION

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Réunion du Conseil des maires du Val d’Aran

Le Conseil et les maires demanderont à la Confédération Hydrographique de l’Ebre (CHE) d’interdire les activités sur la Garonne quand elle dépasse les 80 m³/s.

Dans leurs observations au sujet de la N-230, la Généralité et le Conseil général proposeront la construction d’un tunnel de 5,2 km du Parador de Vielha jusqu’au Pont d’Arròs.

Vielha, le 9 mai 2018.- Le Conseil des maires du Val d’Aran réuni hier s’est accordé pour réclamer à la Confédération Hydrographique de l’Ebre les investissements de protection après l’inondation de 2013 dans les communes de Les, Bossòst et Vielha. De même, à la fin de la réunion, le syndic d’Aran, Carlos Barrera, a expliqué qu’ils demanderaient à la CHE la création d’un protocole pour interdire les activités sur la Garonne lorsque le débit atteint 80 m³/s. Comme il l’a expliqué, hier même, lorsque le fleuve dépassait les 95 mètres cubes, trois personnes ont été vues naviguant dans un kayak sur la rivière en passant par Bossòst, comportement que le syndic a décrit comme très dangereux.

D’autre part, le syndic d’Aran, Carlos Barrera, a confirmé que la période de présentation d’observations au projet d’amélioration de la N-230 proposé par le ministère de l’équipement a été prolongée jusqu’à la fin de ce mois de mai.

Le Syndic a expliqué que, lors de la dernière réunion au Département du Territoire et de la Durabilité de la Généralité, il a été décidé que des observations défavorables seront présentées aux quatre propositions présentées par le ministère de l’équipement et, afin de garantir l’objectif que pendant les travaux du tronçon de route entre l’embouchure nord du tunnel de Vielha et Aubèrt il y ait le minimum d’impact possible sur la circulation quotidienne des véhicules, il présentera une proposition de construction d’un tunnel allant du Parador de Vielha à Pont d’Arròs. De cette façon aucun noyau habité ne serait affecté et l’impact environnemental et visuel serait éliminé avec la construction de ce tunnel, qui aurait une longueur de 5,2 km, très similaire à l’actuel tunnel de Vielha.

Cependant, le syndic a également expliqué qu’il restait encore à définir quelle forme devrait prendre l’amélioration de la route allant de l’entrée nord du tunnel de Vielha jusqu’à la hauteur du Parador. Barrera a déclaré que le Département du Territoire travaille sur une proposition de route séparée de la N-230 qui irait entre la rivière Nere et l’actuel tracé de la N-230 jusqu’au Parador.

Le Syndic d’Aran a ajouté que le Conseil général d’Aran présentera une proposition qui lui permet d’être le plus respectueux possible de l’environnement naturel et du patrimoine d’Aran, sans chercher la rentabilité du coût des infrastructures, puisque le Conseil général d’Aran doit travailler pour garantir la survie de la vallée d’Aran en tant que destination touristique et pour les intérêts généraux des Aranais, et qu’avec cette proposition, il est garanti que dans le reste du tracé de la route jusqu’à la frontière avec la France, sera maintenue la philosophie des propositions déjà présentées par le Conseil général d’Aran en 2002, en maintenant la possibilité de construire les déviations de Les et Bossòst et de gérer la route de manière civilisée et acceptable.

Revue de presse – El Segre du 4 mars 2018 – La circulation dans le Val d’Aran

Nul doute qu’on ne joue pas dans la même cour !

Alors que la déviation de Saint-Béat patauge et continuera à patauger pour de nombreuses années, les Espagnols ne nous attendent pas pour moderniser leur réseau routier. Une récente étude publiée par le ministère des travaux publics propose une réforme de la route traversant le Val d’Aran sur une longueur de 11,6 km avec

  • une voie supplémentaire pour les véhicules lents sur une bonne partie du parcours,
  • un paravalanche d’éboulements de 115 mètres,
  • un tunnel de 385 mètres
  • et 13 viaducs, pour une longueur cumulée de 2,1 kilomètres.

Le budget d’enchères primitif des travaux s’élève à 84,72 millions d’euros. Qui dit mieux ?

Ci-dessous l’article d’El Segre et sa traduction, toujours gracieusement offerte par les petites mains de VVSB.

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Revue de presse – El Segre du 13 janvier 2018 – Le Val d’Aran met en garde contre un trafic excessif de camions sur la N-230 et réclame qu’il soit réduit

Cliquez sur la vignette pour lire la page en espagnol.

Ne manquez pas également de lire l’article de la  colonne de droite concernant un projet de gazoduc pour alimenter le Val d’Aran en gaz naturel … depuis la France. Nous savions déjà que les habitants de la vallée de Saint-Béat n’avaient pas été jugés suffisamment rentables quand Luchon avait été relié au réseau.  Mais découvrir l’existence d’un tel projet par la presse espagnole, là, ça vaut son pesant de cacahuètes ! Enfin, ne faisons pas de mauvais esprit.  Les responsables d’un tel projet auraient sûrement pensé à alimenter les villages français traversés à cette occasion …

Vous ne pratiquez pas le castillan ? Qu’à cela ne tienne. VVSB ne reculant devant aucune économie vous offre gracieusement sa traduction en français ci-dessous.


Revue de presse – El Segre du 9 décembre 2017 – Le Val d’Aran demande l’interdiction totale des camions sur la N-230 les jours fériés et week-ends

Cliquez sur la vignette pour lire la page en catalan. A signaler aussi un article sur les 10 ans du tunnel de Vielha.

Ci-dessous, notre proposition de traduction et, en bas de page, la version pdf en français.


Le Val d’Aran demande l’interdiction totale des camions

sur la N-230 les jours fériés et week-ends

En raison de l’augmentation annuelle, ce qui est un risque en particulier pendant la saison de ski et l’été || La moyenne actuelle est de 3 400 véhicules par jour, plus de 600 poids-lourds

MARÍA MOLINA

| VIELHA | Le Val d’Aran veut que soit éliminé le trafic de camions durant les week-ends et jours fériés sur la N-230, non seulement dans les presque 40 kilomètres du tronçon aranais (du tunnel de Vielha à la frontière française), mais aussi d’Alfarràs jusqu’à Canejan. Comme l’a expliqué le syndic catalan, Carlos Barrera, le nombre élevé de véhicules qui circule sur cette route multiplie le taux d’accident (cette année, on a déjà enregistré cinq accidents mortels, vingt-cinq depuis 2009), beaucoup plus au cours de la saison de ski de décembre à la Semaine-Sainte et des mois de juillet et août.

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ACCIDENTS

Entre 2009 et cette année, 25 accidents mortels ont été enregistrés, dont cinq ont eu leu en 2017

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Pour l’instant, et depuis une quinzaine d’années, le ministère des Travaux publics stipule seulement quelques heures de fermeture le vendredi, à partir de 07h00 à 10h00, en direction de la France ; les samedis de 8h00 à 12h00 et les dimanches et jours fériés, de 16h00 à 20h00, dans les deux sens, à la fois en hiver et en été, seulement à la section de la N-230 du Val d’Aran, une chose totalement insuffisante, selon Barrera. Le syndic veut qu’il prenne les mêmes mesures que dans le Pays-Basque ou en France, où ils sont beaucoup plus restrictifs. De fait, de l’autre côté de la frontière, à Saint-Béat, le passage de camions est nul de dix heures du soir à six heures du matin. Barrera a souligné qu’ “il est inconcevable que les skieurs qui redescendent par le N-230 les dimanches croisent des dizaines de camions qui montent vers la frontière”. Accepter ce défi supposerait de créer un front commun avec l’Aragón, depuis la N-230 passe par la limite entre Lleida et Huesca.
Cette mesure s’ajoute aux travaux d’amélioration que le Val d’Aran propose pour la route nationale entre Areny et la bouche sud du tunnel de Vielha qui prévoit une troisième voie en huit sections et viaducs à Escales (voir SEGRE du 10 novembre).
Réguler la circulation est vital pour une route dont le nombre de véhicules croît chaque année. Ainsi donc, selon les études du ministère des Travaux publics, le nombre de véhicules légers va croissant entre 1995 et 2006, a connu une légère baisse entre en 2006 et 2011, et depuis 2011 il y a eu une augmentation progressive.
Ainsi, la décompte des véhicules qui circulent par la N-230 est de 3 300 à 3 400 par jour, dont entre 500 et 700 sont des camions. En ce qui concerne le trafic des poids-lourds, les rapports le chiffrent à 380 en moyenne en 2011, il a atteint 550 en 2015 et était déjà à 600 l’année dernière. Cette courbe inquiète le Conseil Général puisque, dans le cas où se poursuivrait la même progression, on prévoit que la moyenne de 2018 et 2019 s’approcherait des 650 et atteindrait les 750, un chiffre qui est maintenant seulement enregistré aux dates de pointe mais qui arriverait à être l’habituel.