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La France entame les travaux de sécurisation de la Garonne … 6 ans après les inondations de 2013

Message de Geneviève Couret, vraiment “agacée”.
“Voilà où on en est à Saint-Béat 6 ans après les inondations. Nos élus ont choisi le mois d’août pour commencer les travaux de renforcement des berges.
Tous les efforts que l’on peut faire pour refaire vivre Saint-Béat au niveau touristique, commerçants, loueurs, société de pêche, … sont anéantis.
Personnellement, le gîte que je loue par “les Gîtes de France”, je suis obligée de le retirer de la location. C’est infernal ! On ne peut pas recevoir dans ces conditions. Mes vacanciers partis ce matin avaient pelles et camions sous le nez …pas contents du tout.
Les travaux durent trois mois, l’étiage jusqu’en décembre. C était pas compliqué de décaler”. 😡😡😡

Consultation citoyenne “Garon’Amont”

Garon'Amont

Bonjour à tous,

Je fais partie d’un panel citoyen réuni par le Conseil départemental sur le thème “Préservation et partage des ressources en eau à l’heure du changement climatique : quelles actions mettre en œuvre” ?
En parallèle à notre réflexion, un site est disponible pour recueillir les avis de tous les citoyens depuis 3 mois et qui fermera mi-septembre.
Peu de personnes ont apporté leur contribution faute d’information de la part du Conseil départemental.
Ce site, Garon’Amont, est ouvert à tous pour recueillir les avis, les remarques et propositions de la population. Toutes ces réflexions seront restituées au Conseil départemental fin septembre et viendront compléter notre travail.
Aussi, n’hésitez pas à faire part de vos idées, c’est fait pour cela.
Bonne lecture à vous,

Isabelle Dequesne,

membre du collectif d’animation de VVSB

Revue de presse : El Segre du 02/12/2018 – Paralizadas las obras para evitar los vertidos de lodos que enturbian el Garona


© Imatge del dia que van començar les obres per evitar els abocaments de llots i argiles a la Garona.
CHE

Article d’origine à retrouver sur le site du journal El Segre, ICI.

Ne reculant devant rien, VVSB vous en propose ci-dessous sa traduction :

Arrêt des travaux pour éviter les rejets de boues qui troublent la Garonne

Les travaux que la Confédération Hydrographique de l’Èbre (CHE) réalise pour éviter les rejets de boues et d’argiles dans la rivière Valarties, qui troublent les eaux de la Garonne depuis le Naut Aran jusqu’à la frontière française depuis mai dernier, sont au point mort car un propriétaire des terrains interdit aux machines d’entrer pour construire un mur de soutènement afin que les fuites cessent. C’est en ce sens que Carlos Barrera, le syndic d’Aran, a expliqué que les ouvriers se sont déjà retirés et qu’ils vont devoir maintenant revoir ce propriétaire pour lui expliquer les travaux qui ont à être réalisés. Cependant, Barrera a déclaré que “son refus est absolument clair” et que le propriétaire du terrain veut savoir “si quelqu’un est coupable des glissements de terrain” qui se sont produits en mai dernier avant d’autoriser les travaux.En outre, Barrera a précisé qu’il y a un canal qui circule à environ 70 mètres au-dessus de la zone où l’avalanche a été enregistrée, a déjà été examiné “afin de connaître l’état interne de l’installation et pouvoir tirer des conclusions permettant de déterminer si la poche d’eau qui a provoqué les mouvements de terre a été générée par les pluies et la fonte ou s’il y a eu des contributions complémentaires qui ont aggravé la situation “. Barrera a déclaré que des travaux sont déjà en cours pour connaître les causes des mouvements de terre et a déclaré que “dans le cas où une quelque responsabilité devrait être revendiquée, elle sera exigée”.
Ces travaux ont débuté le 30 octobre après que le Conseil Général ait demandé au CHE une action “d’urgence” pour mettre fin aux déversements, ce qui pourrait mettre en péril la faune autochtone de la Garonne.

Tribune libre de Philippe Prax – Réponse à la sous-préfète sur la sécurité des barrages et le pont d’Arlos

Le 21 mai dernier, Philippe Prax interpellait la sous-préfète quant à la sécurité des barrages, la mise en service du tunnel et le pont d’Arlos.

Celle-ci lui a répondu (partiellement) le 9 août dernier (copie ci-dessous).

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Ci-dessous, la réponse et les nouvelles questions de Philippe Prax.

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Dossier : Quid de la couleur de la Garonne

Depuis la mi-août, la Garonne s’est parée d’une couleur qui en a surpris plus d’un. Ce n’était pas l’habituel marron consécutif aux orages mais un vert plutôt grisâtre qui rappelait davantage les teintes que le fleuve est capable de prendre à l’occasion de la fonte des neiges. Sauf que nous étions en plein été.

Étonnant non ?

Et le phénomène a duré, perduré… Certes  la situation semble s’être améliorée mais ce n’est que depuis peu … et encore,  … pas totalement.

Côté officiel, aucune communication. Comme d’habitude.

Étonnant ? Non !

Et c’est du côté de l’Espagne que nous avons trouvé des réponses (ou un début de réponses). Comme souvent. Étonnant ? Ben toujours non ! Continuer la lecture de Dossier : Quid de la couleur de la Garonne

Courrier à la sous-préfète

Échanges de courrier avec la sous-préfète.

Comme elle nous y avait invités, nous avions déposé une liste de questions à la sous-préfète de St-Gaudens le 25 avril dernier.

Par lettre du 11 juin, elle nous répondait, éludant certaines questions et sans apporter aucune réponse précise et concrète à nos interrogations. de la com’ pure donc, comme d’hab.

Nous la interpellons donc à nouveau, en étant davantage précis dans nos demandes et sollicitant des réunions. Ci-dessous le texte complet de notre courrier. Il ne reste plus qu’à attendre …

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Revue de presse – actuToulouse du 17/06/2018 – Cinq ans après les inondations, sans travaux d’envergure, Saint-Béat reste sous la menace

Article à retrouver direcrtement sur le site d’actuToulouse, ICI.

Cinq ans après les terribles inondations de 2013, le village de Saint-Béat au sud de Toulouse reste sous la menace de la Garonne, faute d’aménagements d’envergure dans la vallée.

Le 8 mai dernier, les eaux sont tellement monté qu'une partie du village de Saint-Béat a été inondé ravivant le souvenir de 2013.
Le 8 mai dernier, les eaux ont tellement monté qu’une partie du village de Saint-Béat a été inondée, ravivant le souvenir de 2013. (©Capture d’écran You Tube)

Il y a cinq ans jour pour jour, le 18 juin 2013, le village de Saint-Béat situé au sud de la Haute-Garonne a vécu un cauchemar quand la Garonne, gonflée par les abondantes pluies et la fonte des neiges, est sortie de son lit submergeant le petit bourg de ses eaux boueuses.

Ci-dessous, le reportage de France 3 à Saint-Béat lors des inondations de 2013

Des berges qui s’effondrent, des sédiments qui envasent le fleuve, des maisons touchées : les conséquences sont nombreuses à Saint-Béat et Fos. Les traces de la catastrophe marquent la vallée de longs mois.

Des habitants en colère

Un souvenir douloureux et vivace qui laisse désormais place à  la colère…

Cinq ans plus tard, les habitants estiment en effet que pas grand chose n’a été fait pour sécuriser les villages de Saint-Béat et Fos distant de quelques kilomètres.

Dominique Boutonnet, membre de l’association Vivre dans la vallée de Saint-Béat raconte le sentiment d’abandon des habitants :

Il y a eu des travaux de sécurisation et de construction de digue sur la Pique qui est un affluent de la Garonne mais il ne s’est en revanche rien passé côté Garonne si ce n’est l’enlèvement sommaire de quelques embâcles qui s’étaient formés lors de l’inondation. Or, nous les habitants avions demandé que les pelleteuses creusent le lit de la Garonne, que celui-ci soit bien nettoyé. Le village de Fos était facilement protégeable dans le cadre de la réalisation de sa déviation routière en creusant un lit artificiel pour que les eaux du fleuve puissent s’y déverser quand celui-ci déborde. Mais 90% de nos  propositions ont été refusées sous le prétexte que la Garonne est un fleuve et que l’on ne peut pas toucher à son milieu naturel. Cinq ans après, tout ceci nous donne le sentiment que notre situation n’intéresse pas les autorités et que celles-ci préfèrent que la Garonne déborde chez nous plutôt qu’en aval…

Suite au conflit, ce sont environ 3500  à 4000 tonnes de bois qui ont été enlevé du fleuve. Des opérations d’enrochement ont également eu lieu, une digue en terre a été remontée à Fos, le curage du barrage de Plan d’Arem en amont des deux villages a eu lieu…

A la suite des crues de Saint-Béat, 129 opérations cofinancées en partenariat avec l’État et la Région ont été réalisées, rappelle le conseil départemental de Haute-Garonne. Ce sont des travaux de confortements d’ouvrages d’art (Travaux de maçonnerie + fondations de murs) et de nombreux confortements de berges de la Pique sur les terrains dont le département est propriétaire ainsi que sur le domaine public.

Loin d’être suffisant aux yeux des riverains qui regardent avec crainte les travaux d’enrochement qui ont eux été entrepris en Espagne pour canaliser la Garonne, travaux qui ont des répercussions sur la vitesse à laquelle s’écoulent les eaux du fleuve en aval…

Le fleuve protégé : son curage non autorisé

Une situation que reconnaît le maire Alain Frisoni pour qui « il est difficile de dire qu’on est satisfait de la situation ».

Il précise :

Le curage de la Garonne n’est pas autorisé par la loi alors que c’est ce que les gens demandent et le travail d’enrochement est fait que si les dégâts sur une berge menacent une habitation…Sur cette base, nous allons entreprendre le confortement des berges au niveau du village pour 800 000 euros subventionnés à 95%.

La « petite » crue du 8 mai interpelle

Au-delà des travaux structurels, certains habitants estiment ne pas être efficacement avertis par la montée des eaux du fleuve. Et se réfèrent à la crue enregistrée le 8 mai dernier qui a ravivé le douloureux souvenir de 2013.

 

La crue du 8 mai 2018 à Saint-Béat : l’eau envahit la rue principale

Un système d’alerte défaillant

Ce jour-là, les balises d’alarme auraient dû se déclencher mais elles n’ont pas fonctionné et n’ont donc pas averti les habitants de la montée des eaux.

Rien à voir avec 2013 mais une situation qui ne manque pas d’alerter les habitants. Il faut dire que le système qui les prévient du danger n’était visiblement pas en état de fonctionnement. La balise d’alarme qui fonctionne avec une batterie électrique et gérée par une société privée ne pouvait en effet fonctionner : « sa batterie était à plat suite à un orage », indique le maire.

Dominique Boutonnet ajoute :

Toute la journée du 8 mai, les balises vigicrues qui permettent d’observer la montée des eaux sont restées sur la couleur indiquant une situation est normale alors même que nous avions les pieds dans l’eau.

« Une erreur humaine », indique le maire. « Les services de l’Etat s’en sont excusés depuis… ».

Du matériel pas vérifié, les mailles du filet de la surveillance qui se relâchent. Même si les niveaux des crues de mai et juin 2018 n’ont pas atteint, loin de là, le niveau de 2013, pas de quoi rassurer les habitants de la vallée.

Un économie en souffrance, un projet de camping

Après 2013, ce sont trois campings qui ont été fermés avec une baisse du nombre d’estivants dans la vallée. Un coup très dur quand le tourisme porte la dynamique des villages de montagne.

Ces campings ne rouvriront jamais, indique le maire. En revanche, je vais déposer en juin 2018 un permis de construire pour créer un petit camping municipal sur la commune de Lès avec laquelle Saint-Béat va fusionner en 2019. Ce sera un camping de 45 à 50 emplacements situé sur un terrain protégé des eaux. Un camping deux étoiles vital pour notre vallée.

Une vallée qui, cinq ans après, tente de se construire un avenir. « Ces dernières années, nous avons refait l’école, nous avons fait une médiathèque, une salle des associations aidés en cela par l’État, la Région et le Département. Je remercie les services de chacune de ces administrations car nous avons touché des aides et si tout n’est pas parfait, il y a quand même eu une prise de conscience de la part des élus ».