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Revue de presse : AranNau du 1er août 2018 – “Un vecino de Les acusado de realizar obras “ilegales” que afectaron al río Garona”

Photo article AranNau

Comme quoi ! Ceux qui pensaient qu’au Val d’Aran on pouvait faire ce que l’on veut en Garonne seront surpris…

Article à lire sur le site d’AranNau, ICI.


Proposition de traduction par VVSB

Un voisin de Les accusé d’avoir effectué des travaux “illégaux” qui ont affecté la Garonne


Le p
arquet requiert cinq ans de prison pour un voisin de Les qu’il accuse d’avoir réalisé des travaux “illégaux” qui ont affecté la Garonne.


Selon l
e réquisitoire, après l’inondation du 18 Juin 2013, la Garonne déborda et l’eau causa des dommages évalués à 250 000 euros dans les terrains de l’accusé où il a des chevaux et autres animaux. L’accusé a érigé un mur haut de quatre mètres, a placé des barrières autour de son terrain et a construit un trottoir de cinq mètres de large pour éviter que cette situation ne se reproduise.

La Confédération Hydrographique de l’Èbre (CHE) a dénoncé qu’il a réalisé ces travaux dans des terrains du domaine hydraulique public et qu’ « ils n’étaient ni autorisés ni autorisables ». Le procès aura lieu le 26 septembre 2018 et le propriétaire des fermes rustiques de Les est accusé d’un crime contre l’aménagement du territoire.


En plus des cinq ans de prison, le parquet demande également que l’accusé soit condamné à une amende de 23 040 euros et qu’il dédommage l’État d’un montant de 42 951,84 euros.


L
e parquet estime pour sa part que le système naturel a été endommagé, limitant la récupération de la dynamique latérale, ainsi que le développement de la végétation des berges, car une grande partie a été enfouie dans le sous-bois. Il ajoute que les travaux ont également altéré la connexion des environnements, ainsi que la dynamique du débit de la rivière et que tout cela peut occasionner la réalisation de nouvelles actions qui entraîneraient une grave détérioration des systèmes naturels.

En plus des cinq ans de prison, le parquet demande également que l’accusé soit condamné à 23 040 euros d’amende et que ce soit ce voisin de Les qui assume la démolition des travaux « illégaux » menés et qu’il restaure la zone jusqu’à ce qu’il la laisse comme elle était. Il ajoute qu’il indemnise l’État d’un montant de 42 951.84 euros déterminé par le CHE pour les dégâts dans le domaine public hydraulique, les dommages environnementaux et le coût de la restauration et que ce montant soit fixé dans l’exécution du jugement.

Revue de presse – actuToulouse du 17/06/2018 – Cinq ans après les inondations, sans travaux d’envergure, Saint-Béat reste sous la menace

Article à retrouver direcrtement sur le site d’actuToulouse, ICI.

Cinq ans après les terribles inondations de 2013, le village de Saint-Béat au sud de Toulouse reste sous la menace de la Garonne, faute d’aménagements d’envergure dans la vallée.

Le 8 mai dernier, les eaux sont tellement monté qu'une partie du village de Saint-Béat a été inondé ravivant le souvenir de 2013.
Le 8 mai dernier, les eaux ont tellement monté qu’une partie du village de Saint-Béat a été inondée, ravivant le souvenir de 2013. (©Capture d’écran You Tube)

Il y a cinq ans jour pour jour, le 18 juin 2013, le village de Saint-Béat situé au sud de la Haute-Garonne a vécu un cauchemar quand la Garonne, gonflée par les abondantes pluies et la fonte des neiges, est sortie de son lit submergeant le petit bourg de ses eaux boueuses.

Ci-dessous, le reportage de France 3 à Saint-Béat lors des inondations de 2013

Des berges qui s’effondrent, des sédiments qui envasent le fleuve, des maisons touchées : les conséquences sont nombreuses à Saint-Béat et Fos. Les traces de la catastrophe marquent la vallée de longs mois.

Des habitants en colère

Un souvenir douloureux et vivace qui laisse désormais place à  la colère…

Cinq ans plus tard, les habitants estiment en effet que pas grand chose n’a été fait pour sécuriser les villages de Saint-Béat et Fos distant de quelques kilomètres.

Dominique Boutonnet, membre de l’association Vivre dans la vallée de Saint-Béat raconte le sentiment d’abandon des habitants :

Il y a eu des travaux de sécurisation et de construction de digue sur la Pique qui est un affluent de la Garonne mais il ne s’est en revanche rien passé côté Garonne si ce n’est l’enlèvement sommaire de quelques embâcles qui s’étaient formés lors de l’inondation. Or, nous les habitants avions demandé que les pelleteuses creusent le lit de la Garonne, que celui-ci soit bien nettoyé. Le village de Fos était facilement protégeable dans le cadre de la réalisation de sa déviation routière en creusant un lit artificiel pour que les eaux du fleuve puissent s’y déverser quand celui-ci déborde. Mais 90% de nos  propositions ont été refusées sous le prétexte que la Garonne est un fleuve et que l’on ne peut pas toucher à son milieu naturel. Cinq ans après, tout ceci nous donne le sentiment que notre situation n’intéresse pas les autorités et que celles-ci préfèrent que la Garonne déborde chez nous plutôt qu’en aval…

Suite au conflit, ce sont environ 3500  à 4000 tonnes de bois qui ont été enlevé du fleuve. Des opérations d’enrochement ont également eu lieu, une digue en terre a été remontée à Fos, le curage du barrage de Plan d’Arem en amont des deux villages a eu lieu…

A la suite des crues de Saint-Béat, 129 opérations cofinancées en partenariat avec l’État et la Région ont été réalisées, rappelle le conseil départemental de Haute-Garonne. Ce sont des travaux de confortements d’ouvrages d’art (Travaux de maçonnerie + fondations de murs) et de nombreux confortements de berges de la Pique sur les terrains dont le département est propriétaire ainsi que sur le domaine public.

Loin d’être suffisant aux yeux des riverains qui regardent avec crainte les travaux d’enrochement qui ont eux été entrepris en Espagne pour canaliser la Garonne, travaux qui ont des répercussions sur la vitesse à laquelle s’écoulent les eaux du fleuve en aval…

Le fleuve protégé : son curage non autorisé

Une situation que reconnaît le maire Alain Frisoni pour qui « il est difficile de dire qu’on est satisfait de la situation ».

Il précise :

Le curage de la Garonne n’est pas autorisé par la loi alors que c’est ce que les gens demandent et le travail d’enrochement est fait que si les dégâts sur une berge menacent une habitation…Sur cette base, nous allons entreprendre le confortement des berges au niveau du village pour 800 000 euros subventionnés à 95%.

La « petite » crue du 8 mai interpelle

Au-delà des travaux structurels, certains habitants estiment ne pas être efficacement avertis par la montée des eaux du fleuve. Et se réfèrent à la crue enregistrée le 8 mai dernier qui a ravivé le douloureux souvenir de 2013.

 

La crue du 8 mai 2018 à Saint-Béat : l’eau envahit la rue principale

Un système d’alerte défaillant

Ce jour-là, les balises d’alarme auraient dû se déclencher mais elles n’ont pas fonctionné et n’ont donc pas averti les habitants de la montée des eaux.

Rien à voir avec 2013 mais une situation qui ne manque pas d’alerter les habitants. Il faut dire que le système qui les prévient du danger n’était visiblement pas en état de fonctionnement. La balise d’alarme qui fonctionne avec une batterie électrique et gérée par une société privée ne pouvait en effet fonctionner : « sa batterie était à plat suite à un orage », indique le maire.

Dominique Boutonnet ajoute :

Toute la journée du 8 mai, les balises vigicrues qui permettent d’observer la montée des eaux sont restées sur la couleur indiquant une situation est normale alors même que nous avions les pieds dans l’eau.

« Une erreur humaine », indique le maire. « Les services de l’Etat s’en sont excusés depuis… ».

Du matériel pas vérifié, les mailles du filet de la surveillance qui se relâchent. Même si les niveaux des crues de mai et juin 2018 n’ont pas atteint, loin de là, le niveau de 2013, pas de quoi rassurer les habitants de la vallée.

Un économie en souffrance, un projet de camping

Après 2013, ce sont trois campings qui ont été fermés avec une baisse du nombre d’estivants dans la vallée. Un coup très dur quand le tourisme porte la dynamique des villages de montagne.

Ces campings ne rouvriront jamais, indique le maire. En revanche, je vais déposer en juin 2018 un permis de construire pour créer un petit camping municipal sur la commune de Lès avec laquelle Saint-Béat va fusionner en 2019. Ce sera un camping de 45 à 50 emplacements situé sur un terrain protégé des eaux. Un camping deux étoiles vital pour notre vallée.

Une vallée qui, cinq ans après, tente de se construire un avenir. « Ces dernières années, nous avons refait l’école, nous avons fait une médiathèque, une salle des associations aidés en cela par l’État, la Région et le Département. Je remercie les services de chacune de ces administrations car nous avons touché des aides et si tout n’est pas parfait, il y a quand même eu une prise de conscience de la part des élus ».

Sale temps …

Le niveau des cours d’eau monte inexorablement. A Saint-Béat, la Garonne est passée en zone rouge à 2 h du matin (nuit du 12 au 13 juin). Depuis 11 h, elle a même dépassé le rouge … plus de couleur …
Les prévisions météo sont assez pessimistes avec une poursuite des pluies et orages pour au moins jusqu’à cette nuit. Une décrue très lente ne devrait commencer qu’à partir de demain matin jeudi.

Rappel pour surveiller les balises de la Communauté des Communes et du Val d’Aran.
1. Se rendre sur le site : http://cccsb.smartyplanet.com/es/login
2. S’inscrire si vous n’avez pas de compte.
3.Sur la carte, ne tenez pas compte de la couleur des balises ; elles sont toujours en vert. Cliquez sur la balise qui vous intéresse.
4. Dans la fenêtre qui s’ouvre, cliquer sur “Graphique” dans le cadre “Niveau du cours d’eau”.
Dernier conseil : surveiller les balises en amont ; elles vous permettront d’imaginer ce qui va arriver chez vous plus tard.

Balise de Cierp – 13-06-2018 à 11 h 30
Balise de Saint-Béat – 13-06-2018 à 11 h 30
Balise de Fos – 13-06-2018 à 11 h 30

 

Revue de presse – La Dépêche du 11 mai 2018 – Avis de vigilance crues de niveau jaune en Haute-Garonne ce week-end

Ce vendredi soir, la préfecture de la Haute-Garonne appelle à la vigilance et met en place son dispositif d’urgence./ Photo DDM, archive
Ce vendredi soir, la préfecture de la Haute-Garonne appelle à la vigilance et met en place son dispositif d’urgence./ Photo DDM, archive

Ce vendredi soir, la préfecture de la Haute-Garonne appelle à la vigilance et met en place son dispositif d’urgence.

 Le service de prévision des crues a en effet émis un avis de vigilance de niveau jaune sur le tronçon Garonne amont – Nestes.

Jusque samedi en début de soirée une fonte nivale devrait générer une hausse modérée des niveaux de base des Nestes et de la Garonne.

A partir de samedi après-midi, des pluies, localement orageuses, vont également  affecter les bassins pyrénéens durant quelques heures. Elles devraient de fait générer une hausse du niveau des cours d’eau. Les niveaux de débordement localisés pourraient être atteints en soirée ou dans la nuit de samedi à dimanche.

La préfecture rappelle aux usagers concernant les crues que certains cours d’eaux peuvent connaître une montée rapide des eaux. Il est donc nécessaire de rester vigilants, qui plus est si vous vous situez à proximité d’un cours d’eau ou d’une zone habituellement inondable.

Vie de l’association – Quelques brèves

Beaucoup d’infos, d’évènements, … à gérer ces derniers jours ; il devient difficile d’assurer le quotidien. Il vous faudra donc attendre encore un peu avant de recevoir un compte-rendu complet de l’AG de vendredi dernier.

Pour l’instant, quelques brèves à retenir :

Le collectif d’animation se renouvelle, s’étoffe : Parmi les anciens, Michèle André, Dominique Boutonnet et Philippe Gimenez ont fait savoir qu’ils se proposaient pour continuer mais tous n’ont pas encore fait connaître leur choix. Quelques nouveaux membres : Michelle Brûlé, Karine Bron (ou Sébastien Trantoul ou les deux), Isabelle Dequesne, Philippe Prax. Olivier Ducros signale qu’il est prêt à donner un coup de main. La question sera posée à Christian ou Colette Le-Sergent qui, malgré leur éloignement une partie de l’année, sont déjà particulièrement actifs. D’autres candidatures sont vivement souhaitées pour l’enrichir. Faites-vous connaître.

Le collectif d’animation se réunira ce vendredi 11 mai à 20 h à la salle des fêtes de Saint-Béat.

(Mille excuses de vous avertir si tardivement.)

Vu l’actualité particulièrement riche, cette réunion sera ouverte à tous, membre ou non du collectif. Par contre, il est d’avance demandé à chacun de faire un effort pour éviter les disgressions, répétitions, … si l’on veut être efficace.

Actions de la semaine

* Samedi dernier, distribution de tracts au carrefour des feux. Réactions particulièrement positives des automobilistes. Ceux qui revenaient du tunnel nous faisaient part de leur incompréhension d’avoir à revenir sur Saint-Béat. Ceux qui revenaient d’Espagne et l’avaient utilisé à l’aller nous disaient qu’ils ne se feraient pas avoir deux fois.

* Dimanche soir, quelques-uns étaient présents pour constater si les camions allaient ou non utiliser le tunnel mais nous n’avons pas pu le vérifier.

* Lundi, reportage de France 3 Midi-Pyrénées.

* Mardi, montée des cours d’eau et début de crue sur Saint-Béat. Absence significative de toute alerte. Nouveau reportage de France 3.

* Mercredi, venue de TF1 Toulouse. le reportage devrait être prochainement diffusé.

* Comme décidé lors de l’AG, nous avons ouvert un registre permettant à tout un chacun de reporter ses observations, commentaires, … quant aux nouvelles conditions de circulation que nous subissons désormais. Nous les ferons régulièrement remonter aux autorités. Utilisez-le à volonté, consultez-le, diffusez-le. Il est accessible depuis la page d’accueil du site (premier onglet en haut de la page) ou directement ici :  http://vivreenvalleedesaintbeat.org/registre-dobservations-nouvelle-organisation-de-la-circulation/

* Si vous n’êtes pas allé consulter le site ou la page Facebook cette semaine, allez-y. Ils sont pas mal riches d’informations.

A bientôt,

Le collectif d’animation