Archives de catégorie : Sécurisation cours d’eau

Happy Birthday !

Eh oui madame la sous-préfète ! Nous nous obstinons encore et toujours à “continuer à vouloir habiter dans des maisons susceptibles de voir l’eau monter un jour…
Aujourd’hui, cela fait 6 ans.
Qu’est ce qui aura changé depuis ?🤔
Des élus, des administrations, des représentants de l’État … bien au sec, auront eu vite fait d’oublier …
Nous, non. 😕
Est-il vraiment inconcevable que nous ne retrouvions un jour les mêmes conditions météorologiques ? Et que se passerait-il encore ?
6 ans après, nous attendons toujours que des mesures soient prises pour protéger les zones habitées.

Mercredi 10 avril – visite du barrage du Plan d’Arem

A noter que le barrage du Plan d’Arem de Fos sera ouvert pour visite au public des villages de Fos, Arlos et Saint-Béat ce mercredi après-midi. Nous apprenons un peu tard cette initiative mais si vous êtes disponible, cela peut valoir le coup de s’y rendre, au moins pour poser les questions qui taraudent certains sur les relations éventuelles entre les risques liés aux crues et la gestion du barrage. L’inscription aux visites est close depuis le … 3 avril ! Alors, il ne vous reste plus qu’à vous pointer au départ de la navette, 14 h ou 15 h 30 depuis le parking de la salle des fêtes de Fos où vous pourrez vous garer et monter dans un minibus qui vous emmènera au barrage (l’accès et la visite au barrage se fera uniquement via ce minibus car il y a très peu de place au barrage pour se garer).

EDF vous fournira un casque de protection et vous invite à porter des chaussures fermées pour des raisons de sécurité.

Maximum 15 personnes pour chaque créneau de visite.

Plaquette-Inondation

La sous-préfète prend la plume

A l’instant, nous recevons enfin une “réponse” à nos courriers adressés à la sous-préfète. Prenez-en connaissance et merci de nous faire parvenir vos commentaires, réactions.

Nous en parlerons bien entendu lors de l’AG de vendredi.

Pour rappel, merci de nous faire remonter au plus tôt les inscriptions au repas et votre proposition de participer au collectif d’animation.

Sous-Préfète-à-VVSB-2019-01-28

Il n’y a pas d’interlocuteur à l’administration que vous avez sollicitée

Cela fait des mois et des mois que nous essayons d’avoir des réponses précises à tout un tas de questions que nous avons le culot de poser.

Le premier des ministres tape en touche au bout de plusieurs mois en refilant le bébé à sa ministre des transports, qui ne nous répond pas davantage.

Le préfet ne nous répond pas quand nous lui écrivons pour lui demander de nous rendre la banderole qu’il nous avait fait piquer au rond-point de Eup. Alors qu’affectivement parlant, nous y tenions particulièrement.

La sous-préfète promet de répondre à nos questions légitimes, nous donne des leçons de savoir-vivre, mais ne répond pas plus que ses supérieurs à nos interrogations précises.

Après ça, ils jouent les étonnés quand les gens se révoltent !

Ci-dessous, les deux derniers courriers de rappel envoyés à la ministre Borne et à la sous-préfète.

Ministre-des-Transports-2019_01_18

Sous-préfète-Saint-Gaudens-2019-01-20

Revue de presse : Aran-Nau du 29/11/2018 : Un experto urge a “descanalizar” el río Garona en la Val d’Aran

Article original à retrouver directement sur le site d’Aran-Nau, ICI.

Proposition de traduction :

Un expert insiste pour “dé-canaliser” la Garonne dans le Val d’Aran

Le professeur Narcís Prat, du Département d’Écologie de l’Université de Barcelone (UB), a déclaré que les gens ont “la sensation d’une plus grande protection avec les murs, mais ils ne savent pas que cela aggraverait la situation en cas de fortes crues”.

L’écologiste Narcís Prat, de l’UB, alerte sur le fait que les murs de ciment et de pierres font que l’eau gagne en vitesse, en force et détruit davantage.
L’un des principaux experts catalans dans l’analyse des phénomènes de crues soudaines, le professeur de l’Université de Barcelone (UB) Narcís Prat, membre du Groupe de Recherche Freshwater Ecology and Management (FEM), s’inquiète fortement des travaux de canalisation de la Garonne lors de sa traversée du Val d’Aran qu’on a réalisé ces dernières années.

Selon Prat, “A canaliser des tronçons de rivière en construisant des murs en ciment et en pierre, ce qu’ils font c’est que, lorsqu’il y a de nouvelles crues, l’eau descend beaucoup plus rapidement, avec plus de force et de vitesse, avec des pierres, des troncs et s’échappe de son cours malgré des débits de plus en plus petits”, prévient-il, ajoutant que “dans 20 ans ou plus, il pourrait y avoir en Aran des inondations plus catastrophiques que, par exemple, celles de 2013.”

Narcís Prat, qui fait partie du Département d’Écologie de l’Université de Barcelone, exhorte les autorités compétentes à commencer à dé-canaliser la Garonne pour qu’elle quitte son espace fluvial en cas d’inondation. Il propose ainsi de créer dans l’environnement de la rivière des parcs fluviaux avec des arbres le long de la rive de façon à ce qu’en cas de crues la rivière puisse s’étendre sans faire autant de mal “. Il indique également que, s’il était nécessaire de détourner la route afin de doter la Garonne d’un parc fluvial, il faudrait le faire parce que ce serait en définitive gagner en sécurité.

Revue de presse : El Segre du 02/12/2018 – Paralizadas las obras para evitar los vertidos de lodos que enturbian el Garona


© Imatge del dia que van començar les obres per evitar els abocaments de llots i argiles a la Garona.
CHE

Article d’origine à retrouver sur le site du journal El Segre, ICI.

Ne reculant devant rien, VVSB vous en propose ci-dessous sa traduction :

Arrêt des travaux pour éviter les rejets de boues qui troublent la Garonne

Les travaux que la Confédération Hydrographique de l’Èbre (CHE) réalise pour éviter les rejets de boues et d’argiles dans la rivière Valarties, qui troublent les eaux de la Garonne depuis le Naut Aran jusqu’à la frontière française depuis mai dernier, sont au point mort car un propriétaire des terrains interdit aux machines d’entrer pour construire un mur de soutènement afin que les fuites cessent. C’est en ce sens que Carlos Barrera, le syndic d’Aran, a expliqué que les ouvriers se sont déjà retirés et qu’ils vont devoir maintenant revoir ce propriétaire pour lui expliquer les travaux qui ont à être réalisés. Cependant, Barrera a déclaré que “son refus est absolument clair” et que le propriétaire du terrain veut savoir “si quelqu’un est coupable des glissements de terrain” qui se sont produits en mai dernier avant d’autoriser les travaux.En outre, Barrera a précisé qu’il y a un canal qui circule à environ 70 mètres au-dessus de la zone où l’avalanche a été enregistrée, a déjà été examiné “afin de connaître l’état interne de l’installation et pouvoir tirer des conclusions permettant de déterminer si la poche d’eau qui a provoqué les mouvements de terre a été générée par les pluies et la fonte ou s’il y a eu des contributions complémentaires qui ont aggravé la situation “. Barrera a déclaré que des travaux sont déjà en cours pour connaître les causes des mouvements de terre et a déclaré que “dans le cas où une quelque responsabilité devrait être revendiquée, elle sera exigée”.
Ces travaux ont débuté le 30 octobre après que le Conseil Général ait demandé au CHE une action “d’urgence” pour mettre fin aux déversements, ce qui pourrait mettre en péril la faune autochtone de la Garonne.

Non ! Il ne peut pas être dit que « Le village de Saint-Béat en Haute-Garonne est prêt à affronter de nouvelles crues. »

Dans son édition du JT du 12/13 Midi-Pyrénées du 18 octobre 2018, France 3 Occitanie a diffusé un reportage consacré au système d’alerte aux crues censé être désormais actif sur la commune de Saint-Béat : « Haute-Garonne : 5 ans après l’inondation de Saint-Béat, la commune dispose désormais d’un système d’alerte »

Nous ne pouvons cacher notre surprise face à la tonalité globalement positive de traitement du sujet. Ne pas réagir reviendrait à cautionner l’idée selon laquelle, comme il est écrit en tête de la page Web de France 3 consacrée au sujet, « Le village de Saint-Béat en Haute-Garonne est prêt à affronter de nouvelles crues. »

Riverains et premiers intéressés, nous sommes aux antipodes d’une telle affirmation.

Alors qu’on ne peut que constater et déplorer le niveau d’inaction en matière de prévention de la part des autorités et de l’Administration depuis 2013, il n’est pas acceptable de faire croire à la population qu’elle est protégée alors qu’il n’en est rien.

Le collectif d’animation de Vivre en Vallée de Saint-Béat, le 27 octobre 2018

Prenez connaissance de notre réponse détaillée ci-dessous et ne manquez pas de la partager.

Télécharger (PDF, 1.6MB)

Tribune libre de Philippe Prax – Réponse à la sous-préfète sur la sécurité des barrages et le pont d’Arlos

Le 21 mai dernier, Philippe Prax interpellait la sous-préfète quant à la sécurité des barrages, la mise en service du tunnel et le pont d’Arlos.

Celle-ci lui a répondu (partiellement) le 9 août dernier (copie ci-dessous).

Télécharger (PDF, 1.77MB)

Ci-dessous, la réponse et les nouvelles questions de Philippe Prax.

Télécharger (PDF, 1001KB)

Revue de presse : AranNau du 1er août 2018 – “Un vecino de Les acusado de realizar obras “ilegales” que afectaron al río Garona”

Photo article AranNau

Comme quoi ! Ceux qui pensaient qu’au Val d’Aran on pouvait faire ce que l’on veut en Garonne seront surpris…

Article à lire sur le site d’AranNau, ICI.


Proposition de traduction par VVSB

Un voisin de Les accusé d’avoir effectué des travaux “illégaux” qui ont affecté la Garonne


Le p
arquet requiert cinq ans de prison pour un voisin de Les qu’il accuse d’avoir réalisé des travaux “illégaux” qui ont affecté la Garonne.


Selon l
e réquisitoire, après l’inondation du 18 Juin 2013, la Garonne déborda et l’eau causa des dommages évalués à 250 000 euros dans les terrains de l’accusé où il a des chevaux et autres animaux. L’accusé a érigé un mur haut de quatre mètres, a placé des barrières autour de son terrain et a construit un trottoir de cinq mètres de large pour éviter que cette situation ne se reproduise.

La Confédération Hydrographique de l’Èbre (CHE) a dénoncé qu’il a réalisé ces travaux dans des terrains du domaine hydraulique public et qu’ « ils n’étaient ni autorisés ni autorisables ». Le procès aura lieu le 26 septembre 2018 et le propriétaire des fermes rustiques de Les est accusé d’un crime contre l’aménagement du territoire.


En plus des cinq ans de prison, le parquet demande également que l’accusé soit condamné à une amende de 23 040 euros et qu’il dédommage l’État d’un montant de 42 951,84 euros.


L
e parquet estime pour sa part que le système naturel a été endommagé, limitant la récupération de la dynamique latérale, ainsi que le développement de la végétation des berges, car une grande partie a été enfouie dans le sous-bois. Il ajoute que les travaux ont également altéré la connexion des environnements, ainsi que la dynamique du débit de la rivière et que tout cela peut occasionner la réalisation de nouvelles actions qui entraîneraient une grave détérioration des systèmes naturels.

En plus des cinq ans de prison, le parquet demande également que l’accusé soit condamné à 23 040 euros d’amende et que ce soit ce voisin de Les qui assume la démolition des travaux « illégaux » menés et qu’il restaure la zone jusqu’à ce qu’il la laisse comme elle était. Il ajoute qu’il indemnise l’État d’un montant de 42 951.84 euros déterminé par le CHE pour les dégâts dans le domaine public hydraulique, les dommages environnementaux et le coût de la restauration et que ce montant soit fixé dans l’exécution du jugement.