Archives de catégorie : Sécurisation cours d’eau

QUEL EST VOTRE AVIS SUR L’EAU ?

Des étudiants en environnement de l’université Jean-Jaurès de Toulouse réalisent une enquête sur les perceptions de l’eau des usagers et Saint-Béat fait partie des communes qui les intéressent.
Ils nous demandent de les aider en répondant à ce questionnaire.

Un petit effort pour leur rendre service. Avec le confinement, pas mal d’entre nous ont du temps pour y répondre (environ 20 min). Allez, jetez-vous à l’eau !
https://enquetes.univ-tlse2.fr/index.php/587816?lang=fr

Courrier à la sous-préfète au sujet de la Garonne

Pour info, nous venons d’envoyer un courrier à la sous-préfète au sujet des crues récurrentes qui touchent Saint-Béat.

Nous lui demandons de diligenter une enquête autour de plusieurs constats que nous avons pu faire :

– Le fait que la station de mesure de Bossòst indique des débits nettement inférieurs à ce qui est constaté en aval, à Saint-Béat. Nous imaginons difficilement que la seule addition des affluents puisse expliquer un tel écart de débits.

– Le 23 octobre dernier et la semaine passée, Saint-Béat a vu l’eau arriver à deux reprises dans la rue principale alors que les débits mesurés n’étaient normalement pas suffisants pour cela. De plus, l’eau est sortie par le haut de la rue alors que, classiquement, on a toujours connu le contraire.

– La nécessité de reprendre à zéro et coordonner les multiples et divers systèmes de mesures et d’alertes, plusieurs étant HS ou livrant des données erronées.

– Enfin, nous nous interrogeons sur le fait que les travaux effectués sur la rive droite, le long de l’église, ne correspondent pas à ce qui était prévu, rétrécissent le lit et impactent visuellement un site classé.

Nous vous tiendrons au courant des suites données, bien sûr.

Revue de presse / Le blog de Paul Tian : “Saint-Béat : toit de l’école envolé, inondation dans la rue principale… “

Saint-Béat : toit de l'école envolé, inondation dans la rue principale...

Après la tempête du matin qui a emportée le toit de l’école (lire ici), pour la quatrième fois en moins de deux ans, Saint-Béat a de nouveau vu la Garonne s’inviter dans sa rue principale, l’avenue du Général Galliéni, par le tunnel de la villa Roxane et par l’intérieur de certaines bâtisses.

A partir de 22h, les autorités ont même fermé l’accès à la rue, en mettant en place une déviation vers le tunnel, qui par chance était ouvert…

La hauteur d’eau mesurée est identique a la dernière crue du 23 octobre dernier. Le pic a été atteint à 23h.

Pour les débits, impossible de le savoir ; en effet, depuis les récents travaux de consolidations des berges, la mesure de la station du vieux pont est erronée. 

Tous les petits affluents sont venus grossir la Garonne. Le seul Modan de Melles a dépassé les 25m3/s.

Quant aux systèmes d’alertes imposés par la Préfecture, ont-ils fonctionnés ? A Fos, il n’existe plus. 

Pour Saint-Béat, il faudra poser la question…

Ce matin j’ai relevé 29.0mm au pluviomètre Hier 47.0mm. Donc, entre jeudi 12 décembre 7h30 et ce samedi 14 décembre 7h30, le cumul est de 76.0 mm en 48h.

Hier soir, à 23h, le pic de crue à Saint-Béat était de 2.18 m à la station en amont du pont neuf.

(Photos © Jean-Pierre Ladère)

(Retrouvez la totalité de l’article et les autres photos directement sur le blog d Paul Tian , ICI.)

Revue de presse : La Dépêche du 27/09/2019 – “Inondations : l’Aude réaménagée à Trèbes, moins d’un an après”

Article à ne pas manquer, à retrouver directement sur le site de La Dépêche, ICI.

Notre commentaire :
Il y en a pour lesquels cela va plus vite que pour d’autres …
et pour nettement moins cher (lors de la récente réunion publique, on nous a quand même annoncé une facture de plus de 1 million d’euros pour les travaux actuels de renforcement des seules berges à St-Béat !) …
et avec pour objectif affiché de “faciliter, lors d’un prochain épisode torrentiel, l’écoulement” du fleuve …
Comprendra qui pourra ! 😕
Heureusement, les autorités nous rassureront en nous affirmant qu’ici, nous ne sommes un territoire ni déconsidéré ni oublié.

LaDépêche.fr-2019_09_27-Inondations-lAude-réaménagée-à-Trèbes-moins-dun-an-après

SÉCURISATION DES ABORDS DU CHANTIER DE CONFORTEMENT DES BERGES

  A la fin de la réunion publique de mardi dernier, nous avons soulevé deux questions au sujet de la sécurisation du chantier.

– En premier lieu, nous avons demandé la matérialisation d’un passage protégé pour les piétons à la hauteur du grillage. La maire a signalé qu’elle était intervenue pour améliorer l’accès au cabinet médical : passage piéton repeint, signalisation invitant à traverser la rue, dégagement du passage protégé et pose de barrières entre les feux et le trottoir en amont du groupe médical. Dont acte et nous l’en félicitons (voir les photos).
Nous avons toutefois réussi à replacer que notre demande concernait la matérialisation d’un passage permettant de longer le grillage du chantier plutôt que d’avoir à traverser la route. Fin de non recevoir : “Il n’y a pas la place”.

– En deuxième lieu, nous avons signalé avoir remarqué à plusieurs reprises que des camions du chantier croisaient d’autres camions sur le pont alors qu’on nous a toujours dit que la solidité de celui-ci serait alors en jeu. Il nous a été répondu que lorsque c’était le cas, des employés du chantier complétaient la gestion des feux. Il nous a été également fait remarquer que, quand on fait des travaux pour le bien général, il faut aussi que les intérêts particuliers sachent s’effacer et accepter quelques dérangements. Nous n’avons pas insisté. Mais bon ! il s’agit moins de “dérangements” que de “sécurité”.

Revue de presse – France Bleu Occitanie du 11/09/2019 : “Six ans après les inondations, des travaux de réparation débutent enfin à Saint-Béat”

Audio du journal de 8 h du 11/09/2019  :


Ci-dessous, l’article de Mathieu Ferri à retrouver directement sur le site de France Bleu ICI.

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Un chantier a débuté dans le lit de la Garonne il y a un mois environ, pour consolider les berges abîmées par la crue de juin 2013. Mais les habitants réclament un aménagement de la rivière en amont.

Camions et pelleteuses en action dans le lit de la Garonne à Saint-Béat
Camions et pelleteuses en action dans le lit de la Garonne à Saint-Béat © Radio France – Mathieu Ferri

Saint-Béat, France

Six ans après les inondations qui ont ravagé le village de Saint-Béat, dans le sud de la Haute-Garonne, des travaux de réparation des berges ont donc débuté il y a un mois environ, au coeur de l’été. Il s’agit bien de réparation, et uniquement de réparation. Une entreprise consolide les murs des berges, notamment pour éviter qu’une nouvelle crue vienne taper les fondations des maisons au bord de l’eau. Le chantier coûte 1 million d’euros, et il doit se terminer fin octobre.

Pour informer les habitants, une réunion publique avait lieu mardi soir, avec une cinquantaine de personnes réunies à la salle des fêtes du village. Mais malgré les explications des services de l’Etat, de la communauté de communes, et de l’entreprise chargée du chantier, les habitants restent méfiants, même s’ils sont heureux de voir que les choses bougent enfin.

“La Garonne dans son lit, pas dans le mien !” – Claude, un habitant

Claude, par exemple, habite une de ces maisons serrées les unes contre les autres en bord de Garonne. Il est est un de ceux qui a posé le plus de questions mardi soir, et il est déçu : “On nous prend pour des jambons, c’est tout. Ce chantier, on aurait dû le faire bien avant ! L’an dernier, pour le passage du Tour de France, on avait accroché une banderole avec marqué : “la Garonne dans son lit, pas dans le mien !” Voilà ce que j’en pense”. 

Un retard qui exaspère habitants et élus

Le lit de la Garonne justement, pas question d’y toucher, du moins pour l’instant, et peut-être pas à cet endroit. Il s’agit de travaux de réparation des murs, à l’identique. De travaux d’urgence, pourrait-on dire… six ans après ! Un retard qui exaspère la maire de Saint-Béat, Luce Lagacherie, surtout qu’à quelques kilomètres, les Espagnols eux ont été très rapides après la crue : “c’est très difficile, car de l’autre côté de la frontière, ils ne se sont pas posés de questions politiques. Or nous, si. Et ça nous a pris du temps”.

“Ca ne changera rien de la hauteur d’eau qui arrivera dans les rues du village” – le co-président du collectif “Vivre en vallée de Saint-Béat”

Après les réparations, c’est promis, viendra le temps de l’aménagement de la Garonne, mais on n’en est même pas au stade de la réflexion. Le collectif “Vivre en vallée de Saint-Béat” réclame pourtant ces travaux, par la voix de son co-président Dominique Boutonnet : “qu’on consolide les berges, oui ! Mais le principal problème est de savoir comment faire passer 500 mètres cube d’eau par seconde dans un petit chenal tel que Saint-Béat [en cas de crue]. Ce problème ne sera pas du tout résolu par le simple fait de consolider les berges. Donc ça ne changera rien de la hauteur d’eau qui arrivera dans les rues du village.”

Des travaux plus larges à partir de 2022 ?

Jean-Hugues Vos, de la direction départementale des territoires (DDT) à Saint-Gaudens, assure pourtant que des travaux seront menés : “c’est plus que probable” dit-il, et il se risque même à donner un calendrier : “j’espère [qu’après toutes les études], on sera en travaux en 2022. Mais après… je ne peux pas vous donner de date de fin ! Ca dépendra de ce que la collectivité sera en mesure de mettre en oeuvre, car derrière on va parler gros sous. Mais en général, le plus gros est fait dans les cinq ans qui suivent.” Bref, de l’eau a le temps de couler sous le vieux pont de Saint-Béat.