Archives de catégorie : Sécurisation cours d’eau

La sous-préfète prend la plume

A l’instant, nous recevons enfin une “réponse” à nos courriers adressés à la sous-préfète. Prenez-en connaissance et merci de nous faire parvenir vos commentaires, réactions.

Nous en parlerons bien entendu lors de l’AG de vendredi.

Pour rappel, merci de nous faire remonter au plus tôt les inscriptions au repas et votre proposition de participer au collectif d’animation.

Sous-Préfète-à-VVSB-2019-01-28

Il n’y a pas d’interlocuteur à l’administration que vous avez sollicitée

Cela fait des mois et des mois que nous essayons d’avoir des réponses précises à tout un tas de questions que nous avons le culot de poser.

Le premier des ministres tape en touche au bout de plusieurs mois en refilant le bébé à sa ministre des transports, qui ne nous répond pas davantage.

Le préfet ne nous répond pas quand nous lui écrivons pour lui demander de nous rendre la banderole qu’il nous avait fait piquer au rond-point de Eup. Alors qu’affectivement parlant, nous y tenions particulièrement.

La sous-préfète promet de répondre à nos questions légitimes, nous donne des leçons de savoir-vivre, mais ne répond pas plus que ses supérieurs à nos interrogations précises.

Après ça, ils jouent les étonnés quand les gens se révoltent !

Ci-dessous, les deux derniers courriers de rappel envoyés à la ministre Borne et à la sous-préfète.

Ministre-des-Transports-2019_01_18

Sous-préfète-Saint-Gaudens-2019-01-20

Revue de presse : Aran-Nau du 29/11/2018 : Un experto urge a “descanalizar” el río Garona en la Val d’Aran

Article original à retrouver directement sur le site d’Aran-Nau, ICI.

Proposition de traduction :

Un expert insiste pour “dé-canaliser” la Garonne dans le Val d’Aran

Le professeur Narcís Prat, du Département d’Écologie de l’Université de Barcelone (UB), a déclaré que les gens ont “la sensation d’une plus grande protection avec les murs, mais ils ne savent pas que cela aggraverait la situation en cas de fortes crues”.

L’écologiste Narcís Prat, de l’UB, alerte sur le fait que les murs de ciment et de pierres font que l’eau gagne en vitesse, en force et détruit davantage.
L’un des principaux experts catalans dans l’analyse des phénomènes de crues soudaines, le professeur de l’Université de Barcelone (UB) Narcís Prat, membre du Groupe de Recherche Freshwater Ecology and Management (FEM), s’inquiète fortement des travaux de canalisation de la Garonne lors de sa traversée du Val d’Aran qu’on a réalisé ces dernières années.

Selon Prat, “A canaliser des tronçons de rivière en construisant des murs en ciment et en pierre, ce qu’ils font c’est que, lorsqu’il y a de nouvelles crues, l’eau descend beaucoup plus rapidement, avec plus de force et de vitesse, avec des pierres, des troncs et s’échappe de son cours malgré des débits de plus en plus petits”, prévient-il, ajoutant que “dans 20 ans ou plus, il pourrait y avoir en Aran des inondations plus catastrophiques que, par exemple, celles de 2013.”

Narcís Prat, qui fait partie du Département d’Écologie de l’Université de Barcelone, exhorte les autorités compétentes à commencer à dé-canaliser la Garonne pour qu’elle quitte son espace fluvial en cas d’inondation. Il propose ainsi de créer dans l’environnement de la rivière des parcs fluviaux avec des arbres le long de la rive de façon à ce qu’en cas de crues la rivière puisse s’étendre sans faire autant de mal “. Il indique également que, s’il était nécessaire de détourner la route afin de doter la Garonne d’un parc fluvial, il faudrait le faire parce que ce serait en définitive gagner en sécurité.

Revue de presse : El Segre du 02/12/2018 – Paralizadas las obras para evitar los vertidos de lodos que enturbian el Garona


© Imatge del dia que van començar les obres per evitar els abocaments de llots i argiles a la Garona.
CHE

Article d’origine à retrouver sur le site du journal El Segre, ICI.

Ne reculant devant rien, VVSB vous en propose ci-dessous sa traduction :

Arrêt des travaux pour éviter les rejets de boues qui troublent la Garonne

Les travaux que la Confédération Hydrographique de l’Èbre (CHE) réalise pour éviter les rejets de boues et d’argiles dans la rivière Valarties, qui troublent les eaux de la Garonne depuis le Naut Aran jusqu’à la frontière française depuis mai dernier, sont au point mort car un propriétaire des terrains interdit aux machines d’entrer pour construire un mur de soutènement afin que les fuites cessent. C’est en ce sens que Carlos Barrera, le syndic d’Aran, a expliqué que les ouvriers se sont déjà retirés et qu’ils vont devoir maintenant revoir ce propriétaire pour lui expliquer les travaux qui ont à être réalisés. Cependant, Barrera a déclaré que “son refus est absolument clair” et que le propriétaire du terrain veut savoir “si quelqu’un est coupable des glissements de terrain” qui se sont produits en mai dernier avant d’autoriser les travaux.En outre, Barrera a précisé qu’il y a un canal qui circule à environ 70 mètres au-dessus de la zone où l’avalanche a été enregistrée, a déjà été examiné “afin de connaître l’état interne de l’installation et pouvoir tirer des conclusions permettant de déterminer si la poche d’eau qui a provoqué les mouvements de terre a été générée par les pluies et la fonte ou s’il y a eu des contributions complémentaires qui ont aggravé la situation “. Barrera a déclaré que des travaux sont déjà en cours pour connaître les causes des mouvements de terre et a déclaré que “dans le cas où une quelque responsabilité devrait être revendiquée, elle sera exigée”.
Ces travaux ont débuté le 30 octobre après que le Conseil Général ait demandé au CHE une action “d’urgence” pour mettre fin aux déversements, ce qui pourrait mettre en péril la faune autochtone de la Garonne.

Non ! Il ne peut pas être dit que « Le village de Saint-Béat en Haute-Garonne est prêt à affronter de nouvelles crues. »

Dans son édition du JT du 12/13 Midi-Pyrénées du 18 octobre 2018, France 3 Occitanie a diffusé un reportage consacré au système d’alerte aux crues censé être désormais actif sur la commune de Saint-Béat : « Haute-Garonne : 5 ans après l’inondation de Saint-Béat, la commune dispose désormais d’un système d’alerte »

Nous ne pouvons cacher notre surprise face à la tonalité globalement positive de traitement du sujet. Ne pas réagir reviendrait à cautionner l’idée selon laquelle, comme il est écrit en tête de la page Web de France 3 consacrée au sujet, « Le village de Saint-Béat en Haute-Garonne est prêt à affronter de nouvelles crues. »

Riverains et premiers intéressés, nous sommes aux antipodes d’une telle affirmation.

Alors qu’on ne peut que constater et déplorer le niveau d’inaction en matière de prévention de la part des autorités et de l’Administration depuis 2013, il n’est pas acceptable de faire croire à la population qu’elle est protégée alors qu’il n’en est rien.

Le collectif d’animation de Vivre en Vallée de Saint-Béat, le 27 octobre 2018

Prenez connaissance de notre réponse détaillée ci-dessous et ne manquez pas de la partager.

Télécharger (PDF, 1.6MB)

Tribune libre de Philippe Prax – Réponse à la sous-préfète sur la sécurité des barrages et le pont d’Arlos

Le 21 mai dernier, Philippe Prax interpellait la sous-préfète quant à la sécurité des barrages, la mise en service du tunnel et le pont d’Arlos.

Celle-ci lui a répondu (partiellement) le 9 août dernier (copie ci-dessous).

Télécharger (PDF, 1.77MB)

Ci-dessous, la réponse et les nouvelles questions de Philippe Prax.

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Revue de presse : AranNau du 1er août 2018 – “Un vecino de Les acusado de realizar obras “ilegales” que afectaron al río Garona”

Photo article AranNau

Comme quoi ! Ceux qui pensaient qu’au Val d’Aran on pouvait faire ce que l’on veut en Garonne seront surpris…

Article à lire sur le site d’AranNau, ICI.


Proposition de traduction par VVSB

Un voisin de Les accusé d’avoir effectué des travaux “illégaux” qui ont affecté la Garonne


Le p
arquet requiert cinq ans de prison pour un voisin de Les qu’il accuse d’avoir réalisé des travaux “illégaux” qui ont affecté la Garonne.


Selon l
e réquisitoire, après l’inondation du 18 Juin 2013, la Garonne déborda et l’eau causa des dommages évalués à 250 000 euros dans les terrains de l’accusé où il a des chevaux et autres animaux. L’accusé a érigé un mur haut de quatre mètres, a placé des barrières autour de son terrain et a construit un trottoir de cinq mètres de large pour éviter que cette situation ne se reproduise.

La Confédération Hydrographique de l’Èbre (CHE) a dénoncé qu’il a réalisé ces travaux dans des terrains du domaine hydraulique public et qu’ « ils n’étaient ni autorisés ni autorisables ». Le procès aura lieu le 26 septembre 2018 et le propriétaire des fermes rustiques de Les est accusé d’un crime contre l’aménagement du territoire.


En plus des cinq ans de prison, le parquet demande également que l’accusé soit condamné à une amende de 23 040 euros et qu’il dédommage l’État d’un montant de 42 951,84 euros.


L
e parquet estime pour sa part que le système naturel a été endommagé, limitant la récupération de la dynamique latérale, ainsi que le développement de la végétation des berges, car une grande partie a été enfouie dans le sous-bois. Il ajoute que les travaux ont également altéré la connexion des environnements, ainsi que la dynamique du débit de la rivière et que tout cela peut occasionner la réalisation de nouvelles actions qui entraîneraient une grave détérioration des systèmes naturels.

En plus des cinq ans de prison, le parquet demande également que l’accusé soit condamné à 23 040 euros d’amende et que ce soit ce voisin de Les qui assume la démolition des travaux « illégaux » menés et qu’il restaure la zone jusqu’à ce qu’il la laisse comme elle était. Il ajoute qu’il indemnise l’État d’un montant de 42 951.84 euros déterminé par le CHE pour les dégâts dans le domaine public hydraulique, les dommages environnementaux et le coût de la restauration et que ce montant soit fixé dans l’exécution du jugement.

Revue de presse – actuToulouse du 17/06/2018 – Cinq ans après les inondations, sans travaux d’envergure, Saint-Béat reste sous la menace

Article à retrouver direcrtement sur le site d’actuToulouse, ICI.

Cinq ans après les terribles inondations de 2013, le village de Saint-Béat au sud de Toulouse reste sous la menace de la Garonne, faute d’aménagements d’envergure dans la vallée.

Le 8 mai dernier, les eaux sont tellement monté qu'une partie du village de Saint-Béat a été inondé ravivant le souvenir de 2013.
Le 8 mai dernier, les eaux ont tellement monté qu’une partie du village de Saint-Béat a été inondée, ravivant le souvenir de 2013. (©Capture d’écran You Tube)

Il y a cinq ans jour pour jour, le 18 juin 2013, le village de Saint-Béat situé au sud de la Haute-Garonne a vécu un cauchemar quand la Garonne, gonflée par les abondantes pluies et la fonte des neiges, est sortie de son lit submergeant le petit bourg de ses eaux boueuses.

Ci-dessous, le reportage de France 3 à Saint-Béat lors des inondations de 2013

Des berges qui s’effondrent, des sédiments qui envasent le fleuve, des maisons touchées : les conséquences sont nombreuses à Saint-Béat et Fos. Les traces de la catastrophe marquent la vallée de longs mois.

Des habitants en colère

Un souvenir douloureux et vivace qui laisse désormais place à  la colère…

Cinq ans plus tard, les habitants estiment en effet que pas grand chose n’a été fait pour sécuriser les villages de Saint-Béat et Fos distant de quelques kilomètres.

Dominique Boutonnet, membre de l’association Vivre dans la vallée de Saint-Béat raconte le sentiment d’abandon des habitants :

Il y a eu des travaux de sécurisation et de construction de digue sur la Pique qui est un affluent de la Garonne mais il ne s’est en revanche rien passé côté Garonne si ce n’est l’enlèvement sommaire de quelques embâcles qui s’étaient formés lors de l’inondation. Or, nous les habitants avions demandé que les pelleteuses creusent le lit de la Garonne, que celui-ci soit bien nettoyé. Le village de Fos était facilement protégeable dans le cadre de la réalisation de sa déviation routière en creusant un lit artificiel pour que les eaux du fleuve puissent s’y déverser quand celui-ci déborde. Mais 90% de nos  propositions ont été refusées sous le prétexte que la Garonne est un fleuve et que l’on ne peut pas toucher à son milieu naturel. Cinq ans après, tout ceci nous donne le sentiment que notre situation n’intéresse pas les autorités et que celles-ci préfèrent que la Garonne déborde chez nous plutôt qu’en aval…

Suite au conflit, ce sont environ 3500  à 4000 tonnes de bois qui ont été enlevé du fleuve. Des opérations d’enrochement ont également eu lieu, une digue en terre a été remontée à Fos, le curage du barrage de Plan d’Arem en amont des deux villages a eu lieu…

A la suite des crues de Saint-Béat, 129 opérations cofinancées en partenariat avec l’État et la Région ont été réalisées, rappelle le conseil départemental de Haute-Garonne. Ce sont des travaux de confortements d’ouvrages d’art (Travaux de maçonnerie + fondations de murs) et de nombreux confortements de berges de la Pique sur les terrains dont le département est propriétaire ainsi que sur le domaine public.

Loin d’être suffisant aux yeux des riverains qui regardent avec crainte les travaux d’enrochement qui ont eux été entrepris en Espagne pour canaliser la Garonne, travaux qui ont des répercussions sur la vitesse à laquelle s’écoulent les eaux du fleuve en aval…

Le fleuve protégé : son curage non autorisé

Une situation que reconnaît le maire Alain Frisoni pour qui « il est difficile de dire qu’on est satisfait de la situation ».

Il précise :

Le curage de la Garonne n’est pas autorisé par la loi alors que c’est ce que les gens demandent et le travail d’enrochement est fait que si les dégâts sur une berge menacent une habitation…Sur cette base, nous allons entreprendre le confortement des berges au niveau du village pour 800 000 euros subventionnés à 95%.

La « petite » crue du 8 mai interpelle

Au-delà des travaux structurels, certains habitants estiment ne pas être efficacement avertis par la montée des eaux du fleuve. Et se réfèrent à la crue enregistrée le 8 mai dernier qui a ravivé le douloureux souvenir de 2013.

 

La crue du 8 mai 2018 à Saint-Béat : l’eau envahit la rue principale

Un système d’alerte défaillant

Ce jour-là, les balises d’alarme auraient dû se déclencher mais elles n’ont pas fonctionné et n’ont donc pas averti les habitants de la montée des eaux.

Rien à voir avec 2013 mais une situation qui ne manque pas d’alerter les habitants. Il faut dire que le système qui les prévient du danger n’était visiblement pas en état de fonctionnement. La balise d’alarme qui fonctionne avec une batterie électrique et gérée par une société privée ne pouvait en effet fonctionner : « sa batterie était à plat suite à un orage », indique le maire.

Dominique Boutonnet ajoute :

Toute la journée du 8 mai, les balises vigicrues qui permettent d’observer la montée des eaux sont restées sur la couleur indiquant une situation est normale alors même que nous avions les pieds dans l’eau.

« Une erreur humaine », indique le maire. « Les services de l’Etat s’en sont excusés depuis… ».

Du matériel pas vérifié, les mailles du filet de la surveillance qui se relâchent. Même si les niveaux des crues de mai et juin 2018 n’ont pas atteint, loin de là, le niveau de 2013, pas de quoi rassurer les habitants de la vallée.

Un économie en souffrance, un projet de camping

Après 2013, ce sont trois campings qui ont été fermés avec une baisse du nombre d’estivants dans la vallée. Un coup très dur quand le tourisme porte la dynamique des villages de montagne.

Ces campings ne rouvriront jamais, indique le maire. En revanche, je vais déposer en juin 2018 un permis de construire pour créer un petit camping municipal sur la commune de Lès avec laquelle Saint-Béat va fusionner en 2019. Ce sera un camping de 45 à 50 emplacements situé sur un terrain protégé des eaux. Un camping deux étoiles vital pour notre vallée.

Une vallée qui, cinq ans après, tente de se construire un avenir. « Ces dernières années, nous avons refait l’école, nous avons fait une médiathèque, une salle des associations aidés en cela par l’État, la Région et le Département. Je remercie les services de chacune de ces administrations car nous avons touché des aides et si tout n’est pas parfait, il y a quand même eu une prise de conscience de la part des élus ».