Archives de catégorie : Gestion du trafic

CONTRÔLES AU POSTE FRONTIÈRE DE FOS

Copie de notre courrier envoyé aujourd’hui même à la sous-préfète.


Madame la Sous-Préfète,

A l’occasion du G7, nous avions convenu d’une organisation des contrôles de police au poste frontière de Melles / Fos amenant les véhicules à être redirigés vers la route nationale après leur passage aux aubettes au lieu d’être incités à traverser le village.

Il nous semblait que ce nouveau plan de circulation, testé suite à notre manifestation fin août, avait été définitivement validé par la préfecture. Si ce n’est pas le cas, quelles en sont les raisons ?

En effet, nous en sommes à nous interroger sur la bonne volonté d’exécution de ce que nous pensions être devenu la consigne. A plusieurs reprises, les plots ont été installés de manière à empêcher les riverains même (habitants de Fos et de Melles) à continuer vers le village, les obligeant également à faire le tour par la déviation pour accéder à Fos par l’entrée nord. Il s’avère que désormais, c’est à dire une à plusieurs fois par semaine, les services de la Dirso  n’organisent plus du tout un tel retour vers la déviation mais, au contraire, mettent en place des plots pour contraindre clairement les véhicules à passer par le village. C’est aujourd’hui encore, et en ce moment-même, le cas. Souvent d’ailleurs, une telle organisation est même mise en place sans qu’aucune force de police ne vienne effectuer quelque contrôle que ce soit.

Vous serait-il possible d’intervenir au plus tôt afin que les agents de la Dirso mettent en œuvre de façon pérenne un retour des véhicules vers la déviation après leur passage aux aubettes et en laissant bien entendu le passage libre aux riverains ?

Nous profitons de ce courrier pour vous rappeler notre suggestion que, si les contrôles aux frontières devaient se poursuivre, ce qui semble bien être le cas, le projet initial de déplacement des aubettes de l’autre côté du rocher du Sériail, soit réhabilité.

Avec nos remerciements,


Réponse rapide de la sous-préfète. Absente, elle transmet. Elle dit qu’elle n’était pas au courant et assure qu’il s’agissait bien pour elle de trouver une solution pérenne. Si besoin, elle organisera une réunion.

Tribune libre par Dominique Boutonnet à propos des conclusions du COMITÉ DE PILOTAGE DU 2 OCTOBRE 2019 sur le tunnel de Saint-Béat

TUNNEL DE SAINT-BÉAT – COMITÉ DE PILOTAGE DU 2 OCTOBRE 2019

Il aura donc fallu que la presse s’y intéresse et dénonce ce scandale de tunnel le plus fermé de France pour que l’État s’émeuve du problème ! Au bout d’un an 1/2 après sa croquignolesque inauguration, il se rend soudainement compte que les feux intelligents sont de gros bêtas de base, que les détecteurs hors-gabarit réagissent au passage de simples oiseaux, que Saint-Paul de Jarrat est éloigné de Saint-Béat et que de vilains malfaiteurs seraient capables de tout bloquer en plein jour, en plein après-midi, sous l’œil impassible des multiples caméras de surveillance …

Disons-le : tout bardé d’équipements hyper-sophistiqués qu’il est, ce tunnel expérimental fonctionne à l’eau de boudin ! Chacun le voit bien. Pour autant, nos élites ne vont pas remettre en cause le bien-fondé de leurs choix technologiques, bien au contraire. Les coûteux détecteurs hypersensibles chinois qui nécessitent 44 jours pour être remplacés vont désormais être doublés de « boucles de détection sur la chaussée ». Késako encore que ça ? Et le Centre de Pimpousse les Oies qui ne décroche pas son téléphone, qui ne regarde pas ses écrans, qui ne sait pas où c’est Saint-Béat, qui ne se rend pas compte que les feux font n’importe quoi et qui se révèle dans l’incapacité de faire marcher correctement le système va se trouver doublé d’une liaison différente de l’actuelle. Ah bon ?… Va-t-on voir les tours à signaux réhabilitées ? Ça promet ! Ce n’était peut-être pas la peine de déplacer tant de monde pour pondre ça.
Dans la mesure où nous, à VVSB, simples citoyens critiques qui en ont un peu marre qu’on se se moque d’eux, ne sommes pas considérés assez intelligents pour être directement invités ou consultés à ce genre de réunion d’un niveau supérieur, nous sommes bien obligés de subir et d’attendre pour admirer dans les mois prochains, béatement, les miracles promis par les mêmes qui ont été plus tôt les concepteurs responsables de cet état de fait.

Enfin, nous retiendrons surtout qu’un “point étape sur le chantier relatif à la poursuite de la déviation de Saint-Béat, sous maîtrise d’ouvrage de l’État (DREAL) serait fait d’ici la fin de l’année, à destination notamment des élus concernés.” (Ben voyons !) C’est juste pas trop tôt. Mais d’ici à ce qu’on nous annonce de nouveaux délais et le besoin d’une substantielle rallonge financière … avec notre argent …

Dominique Boutonnet

  • A propos, le même jour, en soirée, j’assistais à une cérémonie à St-Gaudens consacrée à la restitution des conclusions d’un travail réalisé par un panel de citoyens au sujet de la gestion de l’eau pour les années à venir. Le leitmotiv de la soirée était, de la part des édiles et des élites présents, de louer, chanter, sanctifier … cette démocratie participative qui sait autoriser les gueux à s’exprimer.
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TUNNEL : LE GRAND BAZAR CONTINUE

Le tunnel a encore été frappé d’une crise de fermeture hier à 15 h 30. Dans la nuit, à 4 h, l’équipe médicale a publié un communiqué faisant part de son rétablissement.
La préfecture s’est rendue à son chevet et a finalement concédé que ces attaques répétées n’étaient pas vraiment un signe de bonne santé de l’ouvrage pourtant inauguré l’an passé en grande pompe par quelques élus fiers d’eux (pas vraiment tous, n’est-ce pas Alain ?) et les géniaux ingénieurs afin de montrer au petit peuple (nous) que quand ils le veulent, ils savent bien faire les choses avec nos sous … et apprécier les petits fours (il paraît qu’il n’y avait pas de homard).
La préfecture s’est enfin fendue d’un communiqué :
– Un calendrier des fermetures programmées (pour la maintenance, la balayette, les ampoules grillées, …) sera prochainement rendu public.
– La Dirso est chargée de rendre un rapport sur les fermetures non-programmées mais quand même encore significatives (tu l’as dit …).
– Le 2 octobre, les mêmes huiles qui ont inauguré le semblant de tunnel l’an passé vont se réunir à nouveau. Nous ne sommes pas invités. Étonnant non ? A cette occasion, “un point spécifique sera fait sur le carrefour à feux, et des actions concrètes d’amélioration de la gestion du trafic seront proposées aux élus”.

Il était temps. Nous sommes sauvés !

Revue de presse / actuToulouse du 29/08/2019 – Au sud de Toulouse. Ce tunnel « flambant-neuf », le plus fermé de France, rend dingues ses riverains

Saint-Béat, au sud de Toulouse, a vécu un été compliqué. Les raisons : un tunnel flambant-neuf souvent fermé, des feux clignotants trop longs et un pont relié…à aucune route…

La fermeture du tunnel de Saint-Béat, mal annoncée, provoque parfois l'incompréhension des automobilistes comme ici au début du mois d'août 2019
La fermeture du tunnel de Saint-Béat, mal annoncée, provoque parfois l’incompréhension des automobilistes comme ici au début du mois d’août 2019 (©Capture d’écran)

C’est un tunnel de 1100 mètres de long qui a coûté 141 millions d’euros, et qui a été mis en service, il y a seulement 16 mois. Malgré son ouverture récente et sa modernité, il rend pourtant déjà dingues les habitants de la commune sur laquelle il se trouve, c’est-à-dire Saint-Béat (Haute-Garonne), située au sud de Toulouse.

Ce tunnel « flambant neuf » est en effet le tunnel qui a été le plus fermé de France, pour sa première année de fonctionnement…

Résultat, à chaque fermeture de l’ouvrage, le village de Saint-Béat subit à nouveau le passage des camions dans son centre-ville, ce que le tunnel devait éviter. Et plus généralement, c’est le trafic routier plutôt dense entre la France et l’Espagne qui repasse dans le village, notamment en période estivale.

Un tunnel fermé… plusieurs semaines pour sa première année

« Ces fermetures arrivent assez souvent, de façon aléatoire », relève Dominique Boutonnet, un habitant du canton.

Depuis le mai 2018, date de son ouverture, le tunnel a été fermé plusieurs semaines. 

 

Si la DIRSO (Direction Interdépartementale des routes du Sud Ouest) n’a pas été en mesure de nous donner le nombre exact de jours durant lesquels le tunnel a été fermé depuis son ouverture, elle estime que « cela a pu arriver jusqu’à trois fois par mois pour les fermetures de plus de deux heures », dont la fermeture mensuelle pour maintenance.

À ces fermetures ponctuelles, se sont ajoutées des fermetures plus longues pour des dysfonctionnements ou des dégradations.

Ainsi, au mois d’août 2019, le tunnel a été fermé deux jours en raison d’une porte de sortie de secours qui s’était déformée sous l’effet de la chaleur. Une fermeture « sans information particulière », indique Dominique Boutonnet, dont les conséquences ont été filmées par l’association Vivre en Vallée de Saint-Béat : 

(Retrouvez la suite de l’article directement sur le site d’actuToulouse, ICI.)