Archives de catégorie : Revue de presse

Revue de presse : AranNau du 17 octobre 2018 / Cambian con éxito el collar de seguimiento del oso Goiat

Collier Goait – © AranNau

Proposition de traduction :

Changement du collier de suivi de l’ours Goiat réalisé avec succès

Les techniciens du ministère du Territoire et du Développement durable, du Corps des agents ruraux et les agents et techniciens de l’environnement du Conseil général d’Aran sont intervenus hier dans un dispositif spécial de capture de l’ours Goiat afin de lui changer le collier de suivi GPS, comme c’était prévu.

L’intervention, qui s’est déroulée dans la région de Naut Aran, a été réalisée avec l’appui de l’unité aérienne des agents ruraux. Grâce à un hélicoptère, il a été possible d’effectuer le suivi visuel de l’animal, la manœuvre d’approche ainsi que le tir au fusil anesthésique. Après l’avoir endormi, les techniciens ont prélevé des échantillons et ont changé le collier, car la batterie était sur le point de s’épuiser. Ainsi, le suivi GPS de l’animal reste garanti comme il l’a été jusqu’à présent.

La capture a été réalisée lors de la deuxième tentative, après que le vendredi 12 dernier on eut essayé sans succès. C’est la première fois dans les Pyrénées qu’une capture d’ours est effectuée par des moyens aériens.

Il est prévu que dans les prochaines semaines, les ours commencent la période d’hibernation, qui coïncide avec la baisse des températures. En parallèle, le protocole d’‘intervention et de gestion des ours problématiques dans les Pyrénées est en cours d’élaboration par le ministère et avec la participation des communautés autonomes touchées. C’est un document technique et consensuel qui devrait guider la prise de décisions dans ce domaine.

Le Conseil général d’Aran a évalué de manière très positive cette action qui devrait permettre de maintenir la localisation de l’ours Goiat, exemplaire réintroduit dans les Pyrénées dans le cadre du programme Pyroslife, et d’avoir connaissance de ses déplacements en disposant des informations absolument nécessaires pour compléter le protocole, ce qui permet finalement son extraction de l’environnement.

Ils ont utilisé un hélicoptère pour s’approcher de l’animal et l’endormir, pour prélever des échantillons et pour changer le collier du GPS, la batterie étant en fin de vie.

Pendant la période où Goiat a été sur le territoire français et malgré la demande formulée par le ministère du Territoire et du Développement durable de la Généralité de Catalogne de mener l’opération avec un hélicoptère comme ce fut mené à bien en Aran, la France n’a pas autorisé cette intervention. Cette question sera également abordée lors des réunions du groupe transfrontalier de l’ours avec les techniciens français.

Alors que Goiat était en France, il y a eu 37 attaques de brebis, un cheval avant l’été et 5 ruches, comme le confirment des sources du gouvernement français.

Retrouvez l’article directement sur le site d’AranNau, ICI.


Ajout du 17 octobre 2018 :

A ne pas manquer, lien vers plusieurs vidéos et photos officielles de l’opération

Dossier : Quid de la couleur de la Garonne

Depuis la mi-août, la Garonne s’est parée d’une couleur qui en a surpris plus d’un. Ce n’était pas l’habituel marron consécutif aux orages mais un vert plutôt grisâtre qui rappelait davantage les teintes que le fleuve est capable de prendre à l’occasion de la fonte des neiges. Sauf que nous étions en plein été.

Étonnant non ?

Et le phénomène a duré, perduré… Certes  la situation semble s’être améliorée mais ce n’est que depuis peu … et encore,  … pas totalement.

Côté officiel, aucune communication. Comme d’habitude.

Étonnant ? Non !

Et c’est du côté de l’Espagne que nous avons trouvé des réponses (ou un début de réponses). Comme souvent. Étonnant ? Ben toujours non ! Continuer la lecture de Dossier : Quid de la couleur de la Garonne

Revue de presse : AranNau du 26/09/2018 / Plus de 150 nuitées au parking de caravanes et camping-cars de Vielha après un mois de fonctionnement

Article à retrouver sur le site d’AranNau, ICI.

Proposition de traduction :

“Le stationnement des caravanes et camping-cars situé à Mijaran a enregistré plus de 150 nuitées depuis son ouverture le 15 août dernier.

Dans le premier mois de fonctionnement, cette installation a reçu des clients de nombreux pays européens (Français, Belges, Allemands …) en plus d’avoir été bien apprécié par les clients catalans.

Ce nouvel équipement dispose d’un service de lavabos et de traitement des eaux usées des caravanes et des camping-cars. De plus, dans les prochains mois, il disposera également d’un service de douche.

Les frais de stationnement sont : parking (24 heures) + déchargement / chargement d’eau WC (11 €), l’électricité (3 €), déchargement / chargement d’eau WC (3 €), Wifi (gratuit), parking 10h00 19h00 (6 €).

Selon le maire de Vielha et Mijaran, Juan Antonio Serrano, « Nous sommes satisfaits de la bonne appréciation du parking depuis son ouverture. Au fil du temps, il est certain qu’il touchera plus de monde et aura beaucoup plus de nuitées, car il y a encore diverses améliorations à apporter dans les installations ».

Le stationnement de caravanes et campings-de Mijaran, situé sur la commune de Vielha et Mijaran est pionnier dans ce type d’installations qui se veut une réponse à la législation qui ne permet pas le stationnement de nuit et ces véhicules dans tout autre espace municipal.”

Saint-Béat : démission du maire Alain Frisoni

Article à retrouver sur le site de Luchonmag, ICI.

Le maire de Saint-Béat nous a confirmé avoir envoyé sa démission, la semaine dernière, à la sous-préfecture de Saint-Gaudens. Outre des soucis de santé et le besoin de retrouver sa famille qu’il voit de moins en moins en Lorraine, Alain Frisoni fait ainsi partie de ces très nombreux maires de petites communes rurales qui “jettent l’éponge” car leur fonction, sans moyens humains ni techniques, est devenue de plus en plus difficile. De nombreux élus pointant également “la défiance de l’Etat” vis à vis d’eux. Des maires ruraux qui, dimanche, à l’issue de leur congrès national à Saint-Léger-les-Mélèzes, dans les Hautes-Alpes, ont appelé à ne pas transmettre les résultats des futures élections européennes de mai 2019. Toutefois, Alain Frisoni tient à remercier la sous-préfète de Saint-Gaudens Marie-Paule Demiguel ainsi que les services de la Direction Départementale des Territoires (DDT) de la Haute-Garonne, pour l’avoir aidé dans de très nombreux dossiers compliqués, “Saint-Béat étant une commune très difficile”.

Mercredi 26 Septembre 2018

Alain Frisoni avec Carole Delga, présidente de la Région Occitanie (Photo archives © Paul Tian)

Alain Frisoni avec Carole Delga, présidente de la Région Occitanie (Photo archives © Paul Tian)

Revue de presse : AranNau du 1er août 2018 – “Un vecino de Les acusado de realizar obras “ilegales” que afectaron al río Garona”

Photo article AranNau

Comme quoi ! Ceux qui pensaient qu’au Val d’Aran on pouvait faire ce que l’on veut en Garonne seront surpris…

Article à lire sur le site d’AranNau, ICI.


Proposition de traduction par VVSB

Un voisin de Les accusé d’avoir effectué des travaux “illégaux” qui ont affecté la Garonne


Le p
arquet requiert cinq ans de prison pour un voisin de Les qu’il accuse d’avoir réalisé des travaux “illégaux” qui ont affecté la Garonne.


Selon l
e réquisitoire, après l’inondation du 18 Juin 2013, la Garonne déborda et l’eau causa des dommages évalués à 250 000 euros dans les terrains de l’accusé où il a des chevaux et autres animaux. L’accusé a érigé un mur haut de quatre mètres, a placé des barrières autour de son terrain et a construit un trottoir de cinq mètres de large pour éviter que cette situation ne se reproduise.

La Confédération Hydrographique de l’Èbre (CHE) a dénoncé qu’il a réalisé ces travaux dans des terrains du domaine hydraulique public et qu’ « ils n’étaient ni autorisés ni autorisables ». Le procès aura lieu le 26 septembre 2018 et le propriétaire des fermes rustiques de Les est accusé d’un crime contre l’aménagement du territoire.


En plus des cinq ans de prison, le parquet demande également que l’accusé soit condamné à une amende de 23 040 euros et qu’il dédommage l’État d’un montant de 42 951,84 euros.


L
e parquet estime pour sa part que le système naturel a été endommagé, limitant la récupération de la dynamique latérale, ainsi que le développement de la végétation des berges, car une grande partie a été enfouie dans le sous-bois. Il ajoute que les travaux ont également altéré la connexion des environnements, ainsi que la dynamique du débit de la rivière et que tout cela peut occasionner la réalisation de nouvelles actions qui entraîneraient une grave détérioration des systèmes naturels.

En plus des cinq ans de prison, le parquet demande également que l’accusé soit condamné à 23 040 euros d’amende et que ce soit ce voisin de Les qui assume la démolition des travaux « illégaux » menés et qu’il restaure la zone jusqu’à ce qu’il la laisse comme elle était. Il ajoute qu’il indemnise l’État d’un montant de 42 951.84 euros déterminé par le CHE pour les dégâts dans le domaine public hydraulique, les dommages environnementaux et le coût de la restauration et que ce montant soit fixé dans l’exécution du jugement.

Revue de blog – Bienvenue à bord du 18 juin 2017 – Municipale partielle de Cierp-Gaud : l’ex-maire Joël Gros perd l’élection

Retrouvez ce billet directement sur le blog de Paul Tian, ICI.

Municipale partielle de Cierp-Gaud : l'ex-maire Joël Gros perd l'élection

Il n’y aura pas de second tour dimanche prochain. Les électeurs de Cierp-Gaud ont rendu leur verdict, dimanche, lors du premier tour de l’élection municipale partielle provoquée à la suite du conflit entre dix conseillers municipaux et le maire, Joël Gros.

Dans la foulée, ce dernier avait également démissionné comme premier magistrat, tout en restant conseiller municipal (lire ici).

C’est la liste opposée à l’ancien maire qui a remporté cette élection partielle dimanche soir éliminant cette intitulée “Terminer le travail pour Cierp-Gaud” avec Joël Gros.

L’élection du prochain maire de Cierp-Gaud aura lieu dans les prochains jours.

Pour rappel, Joël Gros est actuellement premier vice-président de la Communauté de Communes Pyrénées Haut-Garonnaise.

Les conseillers élus dimanche.

Jean-Pierre Lassalat, Louis Barthe, Blaise Cazaux, Denise Courtin, Mike Garrido-Bueno, Claude Guiard, Fabienne Dost-Lizan, Claude Pirard, Marguerite Pujos, Ghislaine Sanchez-Mounier et Jean-Pierre Rebonato.

Rappel: Claude Guiard était premier adjoint de Joël Gros,  Jean-Pierre Lassalat, 3ème adjoint.

Revue de presse – actuToulouse du 17/06/2018 – Cinq ans après les inondations, sans travaux d’envergure, Saint-Béat reste sous la menace

Article à retrouver direcrtement sur le site d’actuToulouse, ICI.

Cinq ans après les terribles inondations de 2013, le village de Saint-Béat au sud de Toulouse reste sous la menace de la Garonne, faute d’aménagements d’envergure dans la vallée.

Le 8 mai dernier, les eaux sont tellement monté qu'une partie du village de Saint-Béat a été inondé ravivant le souvenir de 2013.
Le 8 mai dernier, les eaux ont tellement monté qu’une partie du village de Saint-Béat a été inondée, ravivant le souvenir de 2013. (©Capture d’écran You Tube)

Il y a cinq ans jour pour jour, le 18 juin 2013, le village de Saint-Béat situé au sud de la Haute-Garonne a vécu un cauchemar quand la Garonne, gonflée par les abondantes pluies et la fonte des neiges, est sortie de son lit submergeant le petit bourg de ses eaux boueuses.

Ci-dessous, le reportage de France 3 à Saint-Béat lors des inondations de 2013

Des berges qui s’effondrent, des sédiments qui envasent le fleuve, des maisons touchées : les conséquences sont nombreuses à Saint-Béat et Fos. Les traces de la catastrophe marquent la vallée de longs mois.

Des habitants en colère

Un souvenir douloureux et vivace qui laisse désormais place à  la colère…

Cinq ans plus tard, les habitants estiment en effet que pas grand chose n’a été fait pour sécuriser les villages de Saint-Béat et Fos distant de quelques kilomètres.

Dominique Boutonnet, membre de l’association Vivre dans la vallée de Saint-Béat raconte le sentiment d’abandon des habitants :

Il y a eu des travaux de sécurisation et de construction de digue sur la Pique qui est un affluent de la Garonne mais il ne s’est en revanche rien passé côté Garonne si ce n’est l’enlèvement sommaire de quelques embâcles qui s’étaient formés lors de l’inondation. Or, nous les habitants avions demandé que les pelleteuses creusent le lit de la Garonne, que celui-ci soit bien nettoyé. Le village de Fos était facilement protégeable dans le cadre de la réalisation de sa déviation routière en creusant un lit artificiel pour que les eaux du fleuve puissent s’y déverser quand celui-ci déborde. Mais 90% de nos  propositions ont été refusées sous le prétexte que la Garonne est un fleuve et que l’on ne peut pas toucher à son milieu naturel. Cinq ans après, tout ceci nous donne le sentiment que notre situation n’intéresse pas les autorités et que celles-ci préfèrent que la Garonne déborde chez nous plutôt qu’en aval…

Suite au conflit, ce sont environ 3500  à 4000 tonnes de bois qui ont été enlevé du fleuve. Des opérations d’enrochement ont également eu lieu, une digue en terre a été remontée à Fos, le curage du barrage de Plan d’Arem en amont des deux villages a eu lieu…

A la suite des crues de Saint-Béat, 129 opérations cofinancées en partenariat avec l’État et la Région ont été réalisées, rappelle le conseil départemental de Haute-Garonne. Ce sont des travaux de confortements d’ouvrages d’art (Travaux de maçonnerie + fondations de murs) et de nombreux confortements de berges de la Pique sur les terrains dont le département est propriétaire ainsi que sur le domaine public.

Loin d’être suffisant aux yeux des riverains qui regardent avec crainte les travaux d’enrochement qui ont eux été entrepris en Espagne pour canaliser la Garonne, travaux qui ont des répercussions sur la vitesse à laquelle s’écoulent les eaux du fleuve en aval…

Le fleuve protégé : son curage non autorisé

Une situation que reconnaît le maire Alain Frisoni pour qui « il est difficile de dire qu’on est satisfait de la situation ».

Il précise :

Le curage de la Garonne n’est pas autorisé par la loi alors que c’est ce que les gens demandent et le travail d’enrochement est fait que si les dégâts sur une berge menacent une habitation…Sur cette base, nous allons entreprendre le confortement des berges au niveau du village pour 800 000 euros subventionnés à 95%.

La « petite » crue du 8 mai interpelle

Au-delà des travaux structurels, certains habitants estiment ne pas être efficacement avertis par la montée des eaux du fleuve. Et se réfèrent à la crue enregistrée le 8 mai dernier qui a ravivé le douloureux souvenir de 2013.

 

La crue du 8 mai 2018 à Saint-Béat : l’eau envahit la rue principale

Un système d’alerte défaillant

Ce jour-là, les balises d’alarme auraient dû se déclencher mais elles n’ont pas fonctionné et n’ont donc pas averti les habitants de la montée des eaux.

Rien à voir avec 2013 mais une situation qui ne manque pas d’alerter les habitants. Il faut dire que le système qui les prévient du danger n’était visiblement pas en état de fonctionnement. La balise d’alarme qui fonctionne avec une batterie électrique et gérée par une société privée ne pouvait en effet fonctionner : « sa batterie était à plat suite à un orage », indique le maire.

Dominique Boutonnet ajoute :

Toute la journée du 8 mai, les balises vigicrues qui permettent d’observer la montée des eaux sont restées sur la couleur indiquant une situation est normale alors même que nous avions les pieds dans l’eau.

« Une erreur humaine », indique le maire. « Les services de l’Etat s’en sont excusés depuis… ».

Du matériel pas vérifié, les mailles du filet de la surveillance qui se relâchent. Même si les niveaux des crues de mai et juin 2018 n’ont pas atteint, loin de là, le niveau de 2013, pas de quoi rassurer les habitants de la vallée.

Un économie en souffrance, un projet de camping

Après 2013, ce sont trois campings qui ont été fermés avec une baisse du nombre d’estivants dans la vallée. Un coup très dur quand le tourisme porte la dynamique des villages de montagne.

Ces campings ne rouvriront jamais, indique le maire. En revanche, je vais déposer en juin 2018 un permis de construire pour créer un petit camping municipal sur la commune de Lès avec laquelle Saint-Béat va fusionner en 2019. Ce sera un camping de 45 à 50 emplacements situé sur un terrain protégé des eaux. Un camping deux étoiles vital pour notre vallée.

Une vallée qui, cinq ans après, tente de se construire un avenir. « Ces dernières années, nous avons refait l’école, nous avons fait une médiathèque, une salle des associations aidés en cela par l’État, la Région et le Département. Je remercie les services de chacune de ces administrations car nous avons touché des aides et si tout n’est pas parfait, il y a quand même eu une prise de conscience de la part des élus ».