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Revue de presse / Le blog de Paul Tian : “Saint-Béat : toit de l’école envolé, inondation dans la rue principale… “

Saint-Béat : toit de l'école envolé, inondation dans la rue principale...

Après la tempête du matin qui a emportée le toit de l’école (lire ici), pour la quatrième fois en moins de deux ans, Saint-Béat a de nouveau vu la Garonne s’inviter dans sa rue principale, l’avenue du Général Galliéni, par le tunnel de la villa Roxane et par l’intérieur de certaines bâtisses.

A partir de 22h, les autorités ont même fermé l’accès à la rue, en mettant en place une déviation vers le tunnel, qui par chance était ouvert…

La hauteur d’eau mesurée est identique a la dernière crue du 23 octobre dernier. Le pic a été atteint à 23h.

Pour les débits, impossible de le savoir ; en effet, depuis les récents travaux de consolidations des berges, la mesure de la station du vieux pont est erronée. 

Tous les petits affluents sont venus grossir la Garonne. Le seul Modan de Melles a dépassé les 25m3/s.

Quant aux systèmes d’alertes imposés par la Préfecture, ont-ils fonctionnés ? A Fos, il n’existe plus. 

Pour Saint-Béat, il faudra poser la question…

Ce matin j’ai relevé 29.0mm au pluviomètre Hier 47.0mm. Donc, entre jeudi 12 décembre 7h30 et ce samedi 14 décembre 7h30, le cumul est de 76.0 mm en 48h.

Hier soir, à 23h, le pic de crue à Saint-Béat était de 2.18 m à la station en amont du pont neuf.

(Photos © Jean-Pierre Ladère)

(Retrouvez la totalité de l’article et les autres photos directement sur le blog d Paul Tian , ICI.)

Le blog de Paul Tian / Ours dans les Pyrénées : année meurtrière pour les troupeaux

Article à retrouver sur le blog de Paul Tian, ICI.

Samedi, le quotidien national “Libération” a consacré sa Une et les quatre premières pages aux ours dans les Pyrénées, sous le titre de “La Bile et la Bête”. 

2019 a été une année catastrophique pour les éleveurs Pyrénéens et notamment ceux de l’Ariège avec un nombre record d’animaux (brebis, vaches, chevaux…) tués par les ours. Dans ce seul département, entre le 1er janvier et le 10 octobre, l’ours est accusé d’avoir tué 1.140 brebis, moutons et agneaux, 31 vaches et veaux, 20 juments et chevaux, selon un rapport de l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage).

Pour rappel, en 2018, 655 ovins avaient été tués par le plantigrade et en 2015… 259 !

“Libé” précise que six “patous” ont également été tués, toujours dans ce même département de l’Ariège et que “certains cadavres d’animaux n’ont pas encore été expertisés par les agents de l’Etat et les bergers commencent à peine leurs propres comptages, avec le rapatriement du bétail au pied de la montagne…”

Autant dire qu’avec ce triste record de bêtes tuées, les bergers pyrénéens sont au bord de la crise de nerf. Pour eux, la cohabitation entre l’ours et le pastoralisme est impossible.

Une situation qui rend impossible le dialogue entre anti et pro-ours, chacun campant sur ses positions.

“La question de l’ours est une affaire d’aménagement du territoire. Quelle montagne voulons-nous ? Allons-nous créer des parcs nationaux à l’américaine, sans bergers, et regrouper l’élevage dans les vallées ?” se demande Philippe Lacube, président de la Chambre d’Agriculture de l’Ariège, tout en ajoutant :

“Les écologistes doivent prendre conscience que l’agriculture de montagne est un antidote à la ferme des mille vaches…”

En conclusion de ce dossier, le chercheur Jean-Jacques Camarra, l’un des meilleurs experts de l’ours en France, soutient que l’Etat ne fera pas le tri :

“La montagne appartient à l’homme et à l’ours. Ils vont de nouveau vivre ensemble, mais cela prendra du temps”.

Reste à savoir si bergers et éleveurs pyrénéens auront la patience d’attendre… Rien n’est moins certain