Archives de catégorie : Actualités

Mercredi 10 avril – visite du barrage du Plan d’Arem

A noter que le barrage du Plan d’Arem de Fos sera ouvert pour visite au public des villages de Fos, Arlos et Saint-Béat ce mercredi après-midi. Nous apprenons un peu tard cette initiative mais si vous êtes disponible, cela peut valoir le coup de s’y rendre, au moins pour poser les questions qui taraudent certains sur les relations éventuelles entre les risques liés aux crues et la gestion du barrage. L’inscription aux visites est close depuis le … 3 avril ! Alors, il ne vous reste plus qu’à vous pointer au départ de la navette, 14 h ou 15 h 30 depuis le parking de la salle des fêtes de Fos où vous pourrez vous garer et monter dans un minibus qui vous emmènera au barrage (l’accès et la visite au barrage se fera uniquement via ce minibus car il y a très peu de place au barrage pour se garer).

EDF vous fournira un casque de protection et vous invite à porter des chaussures fermées pour des raisons de sécurité.

Maximum 15 personnes pour chaque créneau de visite.

Plaquette-Inondation

La RD 44 est ré-ouverte

👍La RD 44 est ré-ouverte. Merci à AranNau, journal espagnol, de nous faire partager les informations que lui fournit la sous-préfète de Saint-Gaudens.☹️
Lors de la précédente fermeture, il y a un an, nous avions également appris la réouverture de la route par un mél venant d’Espagne, plus précisément de la fédération des transporteurs de Lérida qui voulait avoir confirmation que la route allait effectivement ré-ouvrir…☹️
Nous remarquons au passage que les circuits d’information classiques français (préfecture, inforoute31) indiquaient encore ce soir la fermeture de la route.😡😡😡
Pour ce qui est de l’information des populations, on marche vraiment sur la tête côté français. Ou les autorités le feraient-elles exprès pour nous montrer que nous ne sommes que des citoyens insignifiants ?
Pour autant, nous nous réjouissons de l’ouverture de la route, même si cette rapidité nous étonne quand même un peu. Sans tomber dans la théorie du complot, il nous reste à espérer que les travaux de jardinage (de purge) des rochers ont effectivement permis à l’autorité qui a décidé de la levée de la fermeture de le faire en toute intelligence et non pour calmer la colère des uns ou des autres …🥺

Ah oui, on allait presque oublier de préciser que le tunnel, lui, est encore et toujours fermé.

Le tunnel est encore fermÉ … mais pas tout a fait Comme d’hab …

Le tunnel de Saint-Béat, le plus souvent fermé de France (en concours avec celui de Foix paraît-il) est fermé depuis 17 h hier soir. C’est le bazar sur Saint-Béat. Ce qui est “exceptionnel” comme dirait la préfecture.

Du coup, tout le monde s’engouffrait hier dans St-Béat, voitures comme poids-lourds, qui se retrouvaient coincés au niveau du Pont-Vieux car il n’y a pas d’échappatoire par Marignac et ce n’est pas pour demain qu’il y en aura une ! Le grand bazar donc !

L’annonce pour avertir les PL qu’il leur fallait se détourner sur d’autres voies de passage a été tardive et nombreux se sont retrouvés coincés. Situation particulièrement mal gérée, c’est peu dire.

Inutile de nous envoyer des messages pour nous en informer ; ce n’est pas nous qui gérons. Écrivez plutôt à la mairesse et ses conseillers, les élus de la Com Com XXL, la sous-préfète et son préfet, la présidente du Conseil régional qui s’était si bien moquée de nous, son député, ses experts de feux intelligents, …

La préfecture vient de publier un communiqué, sans préciser combien de temps cela durera. A noter cette phrase dans le communiqué :

“fermeture du tunnel de Saint-Béat-Lez en raison de dégradations sur les équipements de détection hors gabarit”.

Affaire à suivre…

Le démantèlement de la Centrale de Caubous

Courant 2019, d’importants travaux sont programmés sur la Garonne au lieu-dit Caubous. Ils auront pour objet de démanteler la centrale et, en particulier, d’abaisser le seuil de la digue aménagée près de la route nationale 125.
A cette occasion, Vivre en Vallée de Saint-Béat et l’Association des Riverains et Voisins de la RN 125 ouvrent un Grand Débat dans lequel nous demandons à la population de s’exprimer sur l’opportunité de ces travaux décidés en 2007 par le Grenelle de l’environnement.
Rappelons ce qu’est le Grenelle de l’Environnement : c’est un ensemble de rencontres politiques organisées en France en septembre et décembre 2007 visant à prendre des décisions à long terme en matière d’environnement et de développement durable, en particulier pour restaurer la biodiversité.
La centrale de Caubous a été désignée, il y a plus de 10 ans, par le ministère de l’environnement comme un des barrages à démanteler à titre symbolique, pour équilibrer les négociations et faciliter la remontée des poissons migrateurs dont le saumon atlantique.
Ce démantèlement semble irréversible. Il est d’autant plus incompréhensible que, sous couvert d’écologie, il revient à détruire un outil de production d’énergie renouvelable et une ressource économique pour les collectivités. De prochaines réunions vont avoir lieu en mairie de Saint-Béat ”en vue de mettre en œuvre des décisions prises il y a plusieurs années”.
Depuis le début, tout s’est passé sans concertations. L’actualité sociale réhabilite une forte demande de démocratie participative et donne l’occasion à la population de s’exprimer. Nous nous proposons de faire remonter vos suggestions.
Envoyez vos messages à Vivre en Vallée de Saint-Béat (contact@vivreenvalleedesaintbeat) ou à Jojo (georges.escario@free.fr).

L’œil du 20 H / France 2 / Dordogne… et au milieu coule le béton

La Dordogne, une des plus belles vallées de France, dominée par Beynac et son château. Sur la carte postale aussi : des ponts inachevés, des chantiers à l’arrêt, des dalles de béton qu’il faudra peut-être bientôt démolir. Car les travaux, d’abord autorisés par l’Etat viennent d’être stoppés, mais un peu tard. Enquête sur un paysage bouleversé, peut-être pour rien.

Article à retrouver sur le site de France TV Info, ICI.

Les piles du pont étaient à peine sorties du lit de la rivière. La déviation de Beynac devait passer ici, pour contourner le village médiéval et ses bouchons. 3,5 kilomètres de route, un tunnel, deux viaducs… Un projet à 32 millions d’euros, à l’arrêt depuis le 28 décembre dernier.

Stoppé net par le Conseil d’État. Un comble, alors que cette dalle de 900m3 de béton avait été coulée la veille. Les magistrats soulignent que la déviation “ne répond pas à une raison impérative d’intérêt public majeur”, et que le chantier met en danger une zone et des espèces protégées.

Une victoire au goût amer qui arrive trop tard pour ces défenseurs de la vallée, qui se battent depuis 30 ans contre ce projet. “On trouve que c’est beaucoup d’argent dépensé, avec un massacre de l’environnement important, et il va bien falloir l’enlever et dépenser de l’argent pour mettre le site en état”, estime Michel André, président de l’association Sepanso, dont le Conseil d’État a validé le recours.

Les travaux avaient pourtant été validés par toutes les autorités jusqu’alors : commissions, préfecture, tribunaux, et agences de l’environnement… Le président du Conseil départemental, qui a déjà investi 15 millions dans le chantier, ne décolère pas.

“Aujourd’hui, la situation est scandaleuse aux yeux des habitants de la Dordogne. On nous a autorisé à faire des travaux, on engage des travaux, et aujourd’hui on nous dit “vous n’êtes plus autorisé”. On est victimes du mauvais fonctionnement de l’État, explique Germinal Peiro, président du département de la Dordogne. Si l’État veut les enlever, il va se débrouiller, il va le faire tout seul. Mais je peux vous dire qu’il y aura du monde au bord de la rivière pour venir voir les travaux ce jour là. Et pour dire “halte au gaspillage de l’argent public”.”

Pour l’instant les travaux ne sont que suspendu. Il faudra attendre 6 mois, au moins, et le jugement du tribunal administratif de Bordeaux, pour savoir si les piles des ponts doivent être démolies ou si les travaux peuvent reprendre.

En attendant, d’énormes blocs de béton et d’acier doivent encore être livrés d’ici quinze jours. Ils devront être stockés dans la vallée. Cet été au pied du château, les milliers de tonnes de béton seront du plus bel effet sur la carte postale.

Revue de presse : Aran-Nau du 29/11/2018 : Un experto urge a “descanalizar” el río Garona en la Val d’Aran

Article original à retrouver directement sur le site d’Aran-Nau, ICI.

Proposition de traduction :

Un expert insiste pour “dé-canaliser” la Garonne dans le Val d’Aran

Le professeur Narcís Prat, du Département d’Écologie de l’Université de Barcelone (UB), a déclaré que les gens ont “la sensation d’une plus grande protection avec les murs, mais ils ne savent pas que cela aggraverait la situation en cas de fortes crues”.

L’écologiste Narcís Prat, de l’UB, alerte sur le fait que les murs de ciment et de pierres font que l’eau gagne en vitesse, en force et détruit davantage.
L’un des principaux experts catalans dans l’analyse des phénomènes de crues soudaines, le professeur de l’Université de Barcelone (UB) Narcís Prat, membre du Groupe de Recherche Freshwater Ecology and Management (FEM), s’inquiète fortement des travaux de canalisation de la Garonne lors de sa traversée du Val d’Aran qu’on a réalisé ces dernières années.

Selon Prat, “A canaliser des tronçons de rivière en construisant des murs en ciment et en pierre, ce qu’ils font c’est que, lorsqu’il y a de nouvelles crues, l’eau descend beaucoup plus rapidement, avec plus de force et de vitesse, avec des pierres, des troncs et s’échappe de son cours malgré des débits de plus en plus petits”, prévient-il, ajoutant que “dans 20 ans ou plus, il pourrait y avoir en Aran des inondations plus catastrophiques que, par exemple, celles de 2013.”

Narcís Prat, qui fait partie du Département d’Écologie de l’Université de Barcelone, exhorte les autorités compétentes à commencer à dé-canaliser la Garonne pour qu’elle quitte son espace fluvial en cas d’inondation. Il propose ainsi de créer dans l’environnement de la rivière des parcs fluviaux avec des arbres le long de la rive de façon à ce qu’en cas de crues la rivière puisse s’étendre sans faire autant de mal “. Il indique également que, s’il était nécessaire de détourner la route afin de doter la Garonne d’un parc fluvial, il faudrait le faire parce que ce serait en définitive gagner en sécurité.

Revue de presse : El Segre du 02/12/2018 – Paralizadas las obras para evitar los vertidos de lodos que enturbian el Garona


© Imatge del dia que van començar les obres per evitar els abocaments de llots i argiles a la Garona.
CHE

Article d’origine à retrouver sur le site du journal El Segre, ICI.

Ne reculant devant rien, VVSB vous en propose ci-dessous sa traduction :

Arrêt des travaux pour éviter les rejets de boues qui troublent la Garonne

Les travaux que la Confédération Hydrographique de l’Èbre (CHE) réalise pour éviter les rejets de boues et d’argiles dans la rivière Valarties, qui troublent les eaux de la Garonne depuis le Naut Aran jusqu’à la frontière française depuis mai dernier, sont au point mort car un propriétaire des terrains interdit aux machines d’entrer pour construire un mur de soutènement afin que les fuites cessent. C’est en ce sens que Carlos Barrera, le syndic d’Aran, a expliqué que les ouvriers se sont déjà retirés et qu’ils vont devoir maintenant revoir ce propriétaire pour lui expliquer les travaux qui ont à être réalisés. Cependant, Barrera a déclaré que “son refus est absolument clair” et que le propriétaire du terrain veut savoir “si quelqu’un est coupable des glissements de terrain” qui se sont produits en mai dernier avant d’autoriser les travaux.En outre, Barrera a précisé qu’il y a un canal qui circule à environ 70 mètres au-dessus de la zone où l’avalanche a été enregistrée, a déjà été examiné “afin de connaître l’état interne de l’installation et pouvoir tirer des conclusions permettant de déterminer si la poche d’eau qui a provoqué les mouvements de terre a été générée par les pluies et la fonte ou s’il y a eu des contributions complémentaires qui ont aggravé la situation “. Barrera a déclaré que des travaux sont déjà en cours pour connaître les causes des mouvements de terre et a déclaré que “dans le cas où une quelque responsabilité devrait être revendiquée, elle sera exigée”.
Ces travaux ont débuté le 30 octobre après que le Conseil Général ait demandé au CHE une action “d’urgence” pour mettre fin aux déversements, ce qui pourrait mettre en péril la faune autochtone de la Garonne.