Déviation de Saint-Béat – Les riverains interpellent les financeurs (ou plutôt, ceux qui gèrent par délégation nos finances)

Initiative citoyenne.

Une bonne centaine de riverains de la route d’Espagne (les plus concernés, entre le Pont-Neuf de Saint-Béat et celui d’Arlos) et, bien entendu, les habitants de l’avenue de la Brèche-Romaine (par où est envisagé un raccordement “provisoire” à la sortie sud du tunnel) interpellent aujourd’hui par courrier les responsables des collectivités engagées dans le financement de la déviation de la N125 sur Arlos / Saint-Béat, à savoir Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, Georges Méric, président du Conseil départemental, et Pascal Mailhos, préfet de la Haute-Garonne et de la Région.

La plupart des signataires suivent le dossier depuis des dizaines d’années et sont consternés de voir que l’achèvement du projet est remis à bien plus tard et que les administrations s’orientent vers une mise en service du seul tunnel, coûte que coûte, et à bref délai. Ils sont lassés de l’absence évidente de prise en compte de leur situation, de l’obstination des administrations à prévoir pour de nombreuses années le détournement de l’important flux routier, notamment celui des poids-lourds, vers le Pont-Neuf de Saint-Béat sous dimensionné ; suivant un circuit complexe et tortueux passant juste au-dessus de la piscine, du collège, du groupe scolaire, de la perception et de la (future) Maison de santé … avec pour passage du pont un sens unique alterné géré par “feux intelligents”.

Avec un chantier en demi-sommeil depuis plusieurs années, depuis le percement du tunnel et la pose du viaduc d’Arlos,

avec un budget qui explose (passant de 105 à 142 millions d’euros),

après une mise en service de la déviation dans son intégralité annoncée pour 2016, puis repoussée à 2019-2020,

ils apprennent maintenant que

tous les travaux seront à nouveau stoppés,

et ne reprendront pas avant 2019

… et que …

la jonction au viaduc d’Arlos en attente n’interviendrait pas, quant à elle, avant 2023-2024 !

« Qui dit mieux ? » interroge le courrier des riverains dont nous reprenons ici les propos.

« On évoque toujours les fameuses sources pétrifiantes et leur environnement qui imposeraient de nouvelles études !

Nous sommes vraiment très étonnés que ce problème soit encore à résoudre car il y a très longtemps que ces sources sont connues.

Leur existence et des solutions possibles sont d’ailleurs mentionnées dans les demandes de dérogation formulées par la DREAL en 2011 (sources du Mail des Pins et du Plan).

Comment est-il possible que le problème n’ait pas été résolu par les services compétents depuis tout ce temps ?

Les signataires (et contribuables) voudraient comprendre. Quel est le point de blocage ? Est-il nouveau ? Quelle est l’instance bloquante ? Un ministère parisien ? Bruxelles ? Quels progrès depuis 2015 ? Comment la DREAL traite-t-elle le problème ? S’agit-il d’un manque d’anticipation ou d’un problème d’organisation  ?

On entend dire, en terme de retard, que la DIRSO pourrait être déchargée de la maîtrise d’ œuvre ?

Les soussignés, incompétents mais non dépourvus de bon sens, sont perplexes devant ces éléments d’information distillés par les décideurs ; ils sont évidemment très mécontents de cette situation et veulent savoir de façon plus précise comment on peut en arriver à un retard d’au moins six ou huit ans  alors que les financements sont réputés assurés !

… … »

Une réflexion au sujet de « Déviation de Saint-Béat – Les riverains interpellent les financeurs (ou plutôt, ceux qui gèrent par délégation nos finances) »

  1. Le seul moyen maintenant d’avoir une chance d’avoir des réponses.
    Voter massivement aux législatives pour le seul candidat qui a soutenu nos actions.
    Philippe GIMENEZ

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